Les grandes lignes avaient été présentées lors d’un conseil municipal en juin 2017. À une réunion publique organisée le 21 mai dernier, le maire Hugues Ribault (DVD) a présenté à quelques 150 habitants les modalités précises du projet d’aménagement des alentours de la gare et de ses 290 logements. Dans les rangs du public, on s’est surtout inquiété des modalités de stationnement et du devenir des locaux commerciaux. Une exposition sera organisée en mairie du 3 au 8 juin prochains.

« En 1989, le conseil municipal de l’époque prenait la décision d’en faire une zone d’aménagement concertée, rappelle le premier magistrat. Rien ne se faisait pour une seule raison, SNCF et RFF n’étaient pas prêts à vendre les terrains à l’époque, car ils souhaitaient garder la possibilité de faire une troisième voie. »

Près de trois décennies plus tard, une promesse de vente a été signée entre la mairie et l’Établissement public foncier d’Île-de-France (Epfif), qui avait entre-temps racheté cette surface de 3,5 ha. Un aménageur public, Citallios, a été désigné, et les premiers travaux devraient commencer à la fin de l’année 2020.

Des critères demandés par la municipalité, Hugues Ribault énumère : « Une densité raisonnable et maîtrisée de 115 logements à l’hectare, une insertion harmonieuse dans le site […]. » Au total, 290 logements, sociaux et en accession à la propriété, sont prévus, en collectifs, semi-collectifs et maisons individuelles. « Il s’agit d’une opération qui a vocation à transformer la porte d’entrée de la ville », souligne Vincent Marie, chef de ­projet pour Citallios.

Les parkings privatifs, environ 400 places, seront en sous-sol, tandis qu’un parking-relais SNCF de 150 places sera aménagé en suivant le dénivelé de la rue de Triel. Au-dessus, des logements semi-collectifs et un « square perché » complètent l’ensemble de ce premier lot. Un rond-point sera créé à la place de l’actuel carrefour, et une crèche d’une capacité de 30 places sera implantée au pied de cet ensemble. Des commerces sont espérés en pied d’immeuble côté gare.

« Entre le rond-point et la gare, nous avons imaginé une respiration avec la création d’une nouvelle place centrale », ajoute Marie-Odile Foucras, architecte-urbaniste. Une maison de santé pluri-disciplinaire de 460 m² sera également créée du côté de ce parvis Nord, tandis que côté gare, le parvis Sud sera entièrement réaménagé, avec, là aussi, l’implantation de ­commerces.

Parking semi-enterré, crèche de 30 berceaux et maison pluridisciplinaire de santé seront implantés sur le parvis Nord. Une nouvelle place sera créée.

Un riverain du quartier s’inquiète des futures nuisances sonores. « Dans la rue de Triel il y a déjà beaucoup de bruit, là, vous rajoutez 670 véhicules, déplore-t-il. On parle d’environnement, […] le bruit fait partie de la protection de l’environnement, qu’est-ce que vous allez faire pour la rue de Triel car tout le monde ne va pas venir du centre-ville ? » En réponse, le maire indique que « dans le cadre global des projets prévus […] il n’y aura pas d’engorgement prévu », par rapport à la ­circulation et au ­stationnement.

L’édile ajoute, à ceux craignant les « stationnements sauvages », qu’une zone violette de six heures sera instaurée aux alentours de la gare. Concernant la location des places de parking en sous-sol, « le bailleur ne peut pas contraindre ses locataires à louer une place », insiste Hugues Ribault, tout en précisant que le tarif pour ces dernières « sera de 12 euros par mois ».

Habitant du quartier et conseiller d’opposition du groupe Andrésy énergies renouvelées, Lionel Wastl tient, lui, à rappeler que le nouveau parking-relais de la gare « sera payant » et regrette une absence « de plus-value » sur l’ensemble du projet. « Ce n’est pas nous qui fixons les règles, c’est Île-de-France mobilités », rétorque Hugues Ribault du fonctionnement du futur parking-relais. « Quand vous prenez le train, généralement, vous avez un passe Navigo, et ce passe vous permet de bénéficier d’un abonnement parking qui se situe entre 30 et 50 euros par mois », souligne-t-il.

Virginie Muneret (LR), conseillère d’opposition d’Andrésy dynamique, évoque les futures cellules commerciales : « Il avait été envisagé que ces surfaces soient transformées si ces commerces ne venaient pas, pour ne pas paupériser le quartier. » Lors d’une conférence de presse donnée après cette réunion publique, le maire a indiqué souhaiter voir arriver « des commerces de bouches, un boucher, traiteur-­restaurant, etc. »

Investisseur commercial pour le promoteur Cristal, Jérôme Henriet insiste, au soir du 21 mai, sur la modularité des cellules pour leur garantir une pérennité : « Nous avons deux petits lots de commerces de proximité, un de 60 m², en face 60 m² également (côté gare, Ndlr) et enfin un lot plus important, 190 m², pour lequel on a pris soin d’avoir une subdivision. »

Crédits photo : MAIRIE D’ANDRESY