Les cloches de l’église Saint-Maclou n’avaient pas sonné depuis 25 ans et ont à nouveau résonné dans les rues conflanaises il y a quelques semaines. Cette volonté du père Arnaud Gautier, récemment arrivé au sein de la paroisse du Confluent (comprenant également les communes d’Andrésy et Maurecourt, Ndlr), va de pair avec un autre souhait : réouvrir le fond de l’église, actuellement condamné pour cause de travaux. Selon les estimations de la municipalité, cela devrait être chose faite pour les célébrations de la fin de l’année.

Actuellement, « l’église est comme coupée en deux », regrette le père Gautier. En travaux depuis une vingtaine d’années pour sa restauration, l’accès à une partie du chœur est condamné pour cette réfection. « Ce n’est pas du tout achevé, détaille le prêtre. Deux travées ont été restaurées, mais il faut démonter, restaurer et remonter les stalles (ensemble de sièges, Ndlr) et le mobilier. » Toutefois, par sa demande, il espère apporter plus de vie, « remettre un petit peu de chaleur » au sein de l’édifice religieux datant du XIe siècle.

Les Monuments historiques ont estimé le coût des travaux « à environ 60 000 euros », selon le curé. Lors du dernier conseil municipal, le 15 avril, à l’unanimité, un mandat a été donné au Département « pour la restauration d’un ensemble de stalles et de mobiliers de chœur et de chapelle conservés à l’église Saint-Maclou ». Cette réouverture « nécessite un petit investissement, que l’on a inscrit au budget », précise toutefois le maire Laurent Brosse (DVD), qui avance une estimation à « 40 000 euros ».

« Le clocher avait été remis en état, mais les moteurs étaient morts », indique le père Arnaud Gautier. Tous les trois ont été changés à la mi-mai, durant une journée d’intervention.

« Les travaux ne seront pas terminés, note l’édile. Mais cela permettra de profiter de tout l’espace et de l’aménagement. On espère que cela soit prêt pour fin septembre, mais dans tous les cas, ce sera prêt d’ici la fin de l’année. » L’autre source de satisfaction pour le prêtre concerne le fait que les cloches puissent sonner à nouveau. « Le clocher avait été remis en état, mais les moteurs étaient morts », indique-t-il. Tous les trois ont été changés à la mi-mai, durant une journée d’intervention.

Les cloches sonnent désormais trois fois par jour en semaine, après la messe du dimanche, ainsi que pour les mariages et baptêmes. « Sur Facebook, les retours ont été ultra-positifs, s’enthousiasme le prêtre. Peut-être même encore plus chez les non-croyants. Ce n’était pas que religieux, ces cloches, ce sont aussi la voix de Conflans. »

Mais déjà, un autre chantier d’envergure, concernant l’extérieur du bâtiment, occupe les pensées du prêtre. « Si l’on ne conforte pas l’extérieur, l’eau s’infiltre », souligne le père Gautier. « Cela se compte en millions, il y a des vieilles pierres à refaire, indique de la somme à prévoir Laurent Brosse. C’est toujours inscrit, mais cela prend du temps. »