Entre les bandes de Carrières-sous-Poissy et Sartrouville, le ton est monté la semaine dernière. Les forces de l’ordre sont appelées dans la nuit du lundi 27 mai vers 22 h 20 pour des affrontements entre jeunes sur la place des Lupins, dans le quartier des Fleurs à Carrières-sous-Poissy. Une bagarre aurait eu lieu entre deux bandes des communes voisines. En arrivant sur place, les forces de l’ordre découvrent qu’un jeune a été blessé. Il raconte avoir été agressé par trois hommes sans pouvoir expliquer les raisons. Il est conduit à l’hôpital de Poissy sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Durant la soirée, les forces de l’ordre sont à nouveau appelées pour un affrontement entre jeunes et le rassemblement d’une cinquantaine de personnes. Ils découvrent un deuxième blessé rue des Frères Tissier et le conduisent à l’hôpital. Les forces de l’ordre sécurisent le quartier et font face à une soixantaine de personnes originaires des deux communes. Les jeunes lancent des projectiles et les forces de l’ordre utilisent des dispositifs pour les disperser. Un troisième jeune blessé est trouvé à Sartrouville. Il explique avoir été agressé par une ­quarantaine de jeunes mais ne donne aucune information sur leurs identités. Il a également été conduit à ­l’hôpital de Poissy.

Le lendemain, peu avant 19 h, les forces de l’ordre organisent des patrouilles de surveillance dans les deux communes. Deux rassemblements de jeunes sont signalés. Le premier sur le boulevard Georges Clémenceau à Sartrouville où sont réunis une quinzaine de jeunes. Ils sont alors contrôlés et interpellés pour possession d’armes blanches. Trente jeunes encapuchés sont signalés place des Lupins à ­Carrières-sous-Poissy.

À 20 h 45, les forces de l’ordre lancent une opération de sécurisation du quartier et de la cité des Fleurs. Les CRS découvrent sept cocktails Molotov sur le toit d’un immeuble de la place des Lupins. La police municipale interpelle alors cinq jeunes qui avaient sur eux des matraques télescopiques ainsi qu’un nunchaku, arme d’origine japonaise. La quinzaine de jeunes interpellés le mardi 28 mai étaient tous originaires de Sartrouville. Ils avaient entre 18 et 22 ans.