Lors d’une réunion publique le 21 mai dernier, le maire Marc Honoré (DVD) a présenté le projet de réhabilitation de la place de l’église, comprenant la destruction de l’ancienne pharmacie avenue Stalingrad. À travers ce projet, l’élu souhaite donner de la visibilité au « seul monument de la ville », expliquait-il lors d’une précédente réunion en avril dernier. La vingtaine de présents a surtout insisté sur son envie de voir arriver de nouveaux commerces en centre-ville.

Lors de cet événement, de nombreux habitants de la commune ont fait part à l’élu d’un manque de lieux conviviaux dans le centre-ville. « Nous n’avons pas de lieu où prendre un café en terrasse », constate une habitante. « Cette question revient souvent. C’est compliqué. Ça doit venir d’une initiative privée », relève le premier magistrat de cette demande. Il poursuit : « Nous sommes favorables à l’implantation d’un commerce de bouche à proximité de la place de l’église. »

Durant la réunion, certains ont évoqué la possibilité de déplacer des commerces déjà présents dans le centre-ville, qu’ils estiment peu adaptés. Le maire écarte immédiatement cette hypothèse : « On touche à un devis très cher. Il faudra reloger dans de bonnes conditions les commerçants déplacés et leur trouver de nouveaux locaux. »

Pour faire valoir que la commune s’avère attractive, le maire évoque le projet d’implantation d’une brasserie, d’une supérette et d’un hôtel dans la zone d’aménagement concerté de la Petite arche fin 2019. Un projet qui ne contente pas les habitants présents à la réunion. « Ce projet n’est pas situé en centre-ville », regrette une Achèroise.

L’élu souligne que « le propriétaire du restaurant italien, le Vesuvio, avait dans l’idée d’installer une terrasse à proximité de cet établissement. Mais le projet est tombé à l’eau pour un problème logistique ». Il annonce également le déménagement en fin d’année du magasin Monceau fleurs vers des locaux situés rue de Stalingrad dans l’ancienne bijouterie pour
« une meilleure visibilité » , ce qui libérerait une surface de 130 m², qu’il juge propice « à l’installation de commerces de proximité ».

Toutefois, une problématique va se poser aux futurs acquéreurs en cas de projet de commerce de bouche. « Lors de la construction des bâtiments, les constructeurs n’ont pas fait d’évacuation par le toit, essentielle dans la restauration. La précédente municipalité avait comme projet d’en construire. Mais les chantiers n’ont jamais été entamés », rappelle Marc Honoré.

Mise à jour, 11 juin 2019 : Contrairement à ce qui était indiqué dans une précédente version de cet article, le magasin Monceau fleurs ne ferme pas mais déménage dans un local plus approprié. Il ne quitte pas un local de 1 000 m² mais de 130 m². La rédaction présente ses excuses aux principaux intéressés ainsi qu’aux lecteurs pour ces erreurs.