Le jugement rendu le 28 mai dernier par le tribunal administratif de Versailles a surpris la mairie mantaise, le bailleur social les Résidences Yvelines-Essonne mais également le propriétaire voisin, Pierre Mallet, ayant formulé le recours contre les travaux de l’ancienne maison du sous-préfet au sein du secteur du Cours des Dames, a révélé Le Courrier de Mantes. Les travaux visant à la construction d’un Foyer de jeunes travailleurs (FJT) sont désormais suspendus.

Le permis de construire avait été déposé par les Résidences Yvelines-Essonne, propriétaire du site, et les travaux avaient démarré depuis plusieurs semaines. « La prochaine étape est d’étudier pourquoi le dossier a été annulé et de voir quelles sont les suites à donner au projet […] On respecte cette décision », indique le bailleur, où l’on « regrette vivement » le jugement rendu par le tribunal administratif.

« Le recours a eu lieu du voisin et le tribunal annule sur le fait que l’avis de l’architecte des Bâtiments de France n’est pas conforme, détaille de la situation Jean-Luc Santini (LR), adjoint mantais à l’urbanisme. Ils estiment que l’architecte n’a pas tenu compte de la réglementation, ils ­annulent sur avis anormal. »

Il rappelle également qu’il s’agit d’un permis d’État qui a été annulé. « Nous la Ville, nous ne sommes que spectateurs déçus, car c’est un projet qui nous convenait bien », poursuit Jean-Luc Santini. Outre la réhabilitation de la maison de maître, une ­extension était prévue afin d’accueillir, en plus du FJT, un restaurant d’entreprises et un incubateur géré par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (­GPSEO). Le coût du chantier était estimé à près de 9,2 millions d’euros. « La galère de se loger quand on est jeune et qu’on démarre un travail, c’est une réalité, détaille Raphaël Cognet (LR), édile mantais et président du conseil de surveillance des résidences Yvelines Essonne, par communiqué. Cette résidence devait leur apporter une réponse, tout en respectant le charme des constructions dans le quartier. »

La victoire de Pierre Mallet semble le surprendre lui-même, à en croire ses déclarations au Courrier de Mantes. « Très franchement je ne pensais pas qu’une telle décision serait rendue, confie-t-il dans les colonnes de l’hebdomadaire local. Ce que je trouve choquant c’est que les travaux aient été lancés alors que l’on savait que le jugement serait rendu en mai. »