En cette semaine de rentrée scolaire, l’association Happy Nes, fondée en avril dernier, a mis en place un pédibus entre parents volontaires, afin de pouvoir accompagner les enfants à pied en sécurité. Sa présidente Mélanie Mirato avait organisé une réunion d’information le 2 août dernier afin de présenter les lignes pouvant être mises en place. Si l’objectif est de rendre les enfants un peu plus autonomes, la quinzaine de parents espère aussi une prise de conscience pour ceux amenant leurs enfants en voiture. « Je ne comprends pas qu’un parent parte de chez lui à 8 h 30 pour arriver à l’école à 8 h 30, regrette Hélène, déjà habituée à amener les enfants à pieds. Ils ne respectent rien du tout, ni le passage piéton, ni les limitations de vitesse. […] J’espère que le fait de nous voir va permettre de faire prendre conscience de certains ­comportements. »

Ce jeudi 5 septembre, deux lignes pour 12 enfants devaient être mises en place pour rallier le groupe scolaire. La première part « rue Maurice Berteaux, au niveau de l’arrêt de bus, […] rue des Chaudronniers, pour reprendre […] le château d’eau et on arrive sur le parking de l’école », détaille Hélène. La seconde démarre « à l’angle de la rue Saulnier et de la rue de Chapet », précise Mélanie Mirato.

« Les arrêts seront définis, mais il ne s’agit pas d’un bus public, insiste la présidente de l’association. On fonctionnera par un système d’inscription. »

Chaque parent accompagnateur et adhérent à l’association aura la charge de quatre enfants. « On a fait une charte dans laquelle on demande aux parents de respecter le code de la route, s’occuper des enfants, précise Mélanie Mirato. […] S’ils ne respectent pas, il y a exclusion. » Les enfants devront également signer une charte de bonne conduite.

L’objectif est ainsi de « se regrouper pour que les enfants puissent aller à l’école à pied en sécurité », explique Mélanie Mirato. L’accompagnement se fera toutefois selon la bonne volonté des parents. « Chaque parent [ne sera pas forcé] de faire le déplacement tous les jours, soit parce qu’on n’a pas envie, soit parce que on peut pas », précise-t-elle.

« Les arrêts seront définis, mais il ne s’agit pas d’un bus public, insiste la présidente de l’association. On fonctionnera par un système d’inscription. » En fonction du succès des deux premières lignes et des volontés qui se manifesteront, l’association envisage à terme de lancer une troisième ligne au départ de la rue des Trois vallées qui rejoindrait directement l’école. Une quatrième partirait de la place de la mairie.