Le conseil municipal de Carrières-sous-Poissy s’est une nouvelle fois terminé sans une partie de ses conseillers municipaux. Dès le début, les échanges ont été tendus entre l’opposition et le maire Christophe Delrieu (DVD) sur l’inscription du retrait de ses délégations à l’ordre du jour. La délibération concernant les subventions accordées par le Département a remis le feu aux poudres. Après avoir voté contre, les conseillers d’opposition ont quitté la salle pour provoquer l’absence de quorum.

« Comme vous le savez, 18 élus vous réclament les délégations qui vous ont été confiées par cette assemblée en début de mandat », rappelle Anthony Effroy (DVG), élu d’opposition pour Bien vivre à Carrières-sous-Poissy après le début du conseil municipal ce lundi 30 septembre et la discussion autour des décisions prises par le maire grâce à ses délégations.

Quelques jours plus tôt, un courrier avait été envoyé par les trois groupes d’opposition pour demander l’inscription à l’ordre du jour de cette délibération après un premier vote annulé faute de quorum mercredi 12 juin (voir édition du 19 juin).

« À chaque fois que vous l’avez demandé ça a été inscrit […]. N’ayez aucun doute sur le fait que ce soit inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil municipal et donc forcément dans les délais impartis pour le faire », réagit Christophe Delrieu évoquant un délai trop court entre la réception du courrier et l’organisation du conseil municipal du jour.

Après quelques échanges tendus, le conseil municipal se penche finalement sur les délibérations à l’ordre du jour adoptant à l’unanimité les deux premières. Mais le répit est de courte durée, la troisième délibération sur la convention Prior’Yvelines relance les débats entre l’édile et les conseillers d’opposition.

Cette convention prévoit que le Département subventionne à hauteur de 11 265 000 euros sur un coût total estimé de 25 932 220 euros hors taxe la démolition et la construction de l’école Giono, la création de l’école du Parc Centralité, l’aménagement de l’accès à l’école des Dahlias, la construction d’une nouvelle crèche et une subvention d’équilibre pour la zone ­d’aménagement concerté (ZAC) Saint Louis.

« Personne ne remet en cause les principes, il est nécessaire de réaménager l’école Giono et nécessaire de réaliser les projets […] mais les faits nouveaux […] il faut nous les présenter tout simplement, ça n’a jamais été fait », reproche Philippe Barron, élu d’opposition pour Agir en commun pour Carrières-sous-Poissy.

« On peut se satisfaire l’un et l’autre que vous ayez positionné du foncier et moi j’ai trouvé l’argent pour le financer, c’est pas mal, c’est un travail d’équipe, moi je vous conseille de rejoindre So Carrières », répond ­Christophe Delrieu de ces projets dont certains initiés sous le ­précédent mandat.

Après que les 18 conseillers municipaux aient voté contre cette délibération, tous quittent la salle pour provoquer l’absence de quorum. Après le conseil municipal, Christophe Delrieu réagit au départ des membres de l’opposition : « Ils ne veulent rien voter, ils restent dans une position de blocage ».

Dans un communiqué de presse du 1er octobre, Anthony Effroy explique ce vote : un reste à charge trop élevé pour la commune et une ambition de construction trop importante. « Cette convention n’est que du chantage à la bétonisation de notre ville. Alors que nous avons déjà fait des efforts considérables en terme de construction, sans que les infrastructures publiques ne suivent », ­explique-t-il.