L’arrestation du faux Xavier Dupont de Ligonnès a fait couler beaucoup d’encre durant tout le week-end. Vendredi 11 octobre, après l’annonce de son arrestation présumée, les enquêteurs ont perquisitionné une maison de Limay à l’adresse étant inscrite sur le passeport de l’homme interpellé. Sa véritable identité a été confirmée samedi 12 octobre grâce à des analyses ADN.

Vendredi 11 octobre, à 20 h 50, Le Parisien annonce « Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté ce vendredi après-midi à l’aéroport de Glasgow (Ecosse), en provenance de Roissy-Charles de Gaulle, selon les informations du Parisien ». L’information est confirmée par l’AFP quelques minutes plus tard. Xavier Dupont de Ligonnès, disparu depuis avril 2011 est suspecté d’avoir assassiné sa famille dans leur maison à Nantes (­Loire-Atlantique).

Il aurait été identifié à son arrivée en Ecosse grâce à ses empreintes. À 22 h 38, le site internet de France Télévisions indique que « des perquisitions sont en cours à Limay (Yvelines), selon les informations de France 3 ». Le lendemain, sur place, peu avant que l’AFP annonce que l’homme arrêté n’était pas Xavier Dupont de Ligonnès, les habitants du quartier s’interrogent.

« À 21 h hier soir, il y avait déjà la police tout ça, ils ont bloqué la rue », explique un riverain. Les enquêteurs se sont rendus sur place, et sont repartis vers une heure du matin. Selon Le Parisien, « les résultats de la perquisition menée à Limay n’apportent aucun élément sur la présence éventuelle du passage de Xavier Dupont de Ligonnès ».

« On le connaît sans le connaître, moi je me promène beaucoup à pied, je le voyais rarement », réagit l’un des riverains. « Quand on commence à voir les choses, on commence à réfléchir […] je ne sais pas », poursuit-il des soupçons qui pèsent sur lui. Quelques minutes plus tard, l’information est confirmée. L’homme interpellé n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

« On voyait la photo, moi je me rappelle bien de l’autre gars, [Xavier Dupont de Ligonnès] il y a sept, huit ans, même plus que ça […] la personne elle peut changer mais bon », avait noté le riverain, visiblement peu convaincu. L’identité de l’homme a été confirmée grâce à son ADN. Il est Limayen, marié à une Ecossaise et vivait donc entre sa résidence de Limay et l’Ecosse.