C’est une animation gratuite atypique qui a eu lieu le 19 septembre sur la place de la Libération. La boutique connectée nomade d’environ 40 m² conçue notamment par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris-Île-de-France pour amener les commerçants à utiliser des solutions adaptées à leurs besoins avait fait étape dans le centre-ville. À l’intérieur, devant quatre commerçants, la société Petits commerces y a organisé une conférence pour les aider à se familiariser aux réseaux sociaux. Si certains semblaient enthousiastes, d’autres étaient plus dubitatifs.

« On s’est rendu compte qu’il y avait un souci avec les commerçants de proximité qui étaient très peu numérisés, déclare Maxime Bedon, cofondateur de Petits commerces. De l’autre côté, les consommateurs regardent de plus en plus sur internet avant d’aller acheter en magasin. » Ainsi, lorsque Maxime Bedon interroge le public sur ce sujet, trois des quatre commerçants avouent n’avoir aucun réseau social à titre professionnel.

Pourtant, d’après le cofondateur de Petits commerces, posséder un réseau social peut s’avérer être un véritable « atout » pour augmenter l’attractivité des commerçants de proximité : « En moyenne, les français passent quatre heures par jour sur internet dont la moitié sur les réseaux sociaux et 1 h 20 sur Facebook […]. En avoir peut donc véritablement aider [votre entreprise] à sortir son épingle du jeu. »

Du maniement de Facebook en passant par Twitter et Instagram, Maxime Bedon a livré les principaux conseils concernant le maniement de ces réseaux sociaux. Dans le public, une commerçante semble enthousiaste à l’idée de créer un réseau social à titre professionnel. « Discipline et régularité, déclare une fleuriste en prenant des notes. Voilà à quoi il faut se tenir. » Ces mots-clés font référence à la façon dont elle compte gérer son compte Facebook professionnel qu’elle a désormais l’intention de créer.

D’autres, en revanche, sont plus dubitatifs. C’est le cas d’un distributeur de produits pour mesurer le débit d’eau, installé dans le Mantois : « On n’est pas forcément concerné. On est plus concerné par LinkedIn qui est plus pour le B to B (ensemble des activités commerciales interentreprises, ndlr) qui est notre secteur d’activités alors que là, cette formation, c’était plus pour le B to C (ensemble des relations commerciales entre des professionnels et des consommateurs qui ne sont pas des entreprises, ndlr) avec Instagram etc. »