« Et bien écoutez, l’ensemble des points du conseil municipal sont donc retirés, la séance est close », annonce le maire DVD Christophe Delrieu, jeudi 17 octobre après des débats encore une fois animés avec l’opposition au sujet de la convention Prior’Yvelines. Les élus de l’opposition ont voté contre la délibération comme lors du précédent conseil du 30 septembre (voir l’édition de La Gazette du 9 octobre) ainsi que contre la décision modificative du budget de la Ville prévoyant notamment le début des travaux de l’école Giono.

« Là on vient de refuser la location des Algeco […] ça veut dire que les enfants, déjà ils n’ont plus d’école provisoire, rappelle Christophe Delrieu après le vote de la première délibération sur le budget de la Ville et avant celui sur la convention Prior’Yvelines concernant notamment l’école Giono. Si on ne vote pas de toute façon, il n’y a pas de construction d’école non plus. Donc ça veut dire qu’à la fin des vacances, on redéménage tout le monde et on remet tout le monde dans l’ancienne école. »

Pour l’ancien maire Eddie Aït (SE), président du groupe d’opposition Agir en commun pour Carrières, les conditions d’accueil dans les modulaires ne sont de toute façon pas satisfaisantes voir dangereuses pour les élèves et enseignants. « Les conditions d’accueil dans les Algeco n’ont aucun souci », assure Christophe Delrieu.

Eddie Aït estime qu’« il serait peut-être souhaitable qu’ils retournent dans l’ancienne école ». L’élu réclame au maire de « présenter un budget pour l’école qui ne soit pas conditionné au Prior’Yvelines […]. Nous aurions pu depuis très longtemps reconstruire cette école Giono puisque c’était une priorité pour l’ensemble des élus présents ici dans ce conseil municipal ».

Au moment de passer au vote de la seconde délibération à l’ordre du jour, après de longues minutes de débat avec les autres conseillers d’opposition, les mains se lèvent pour voter contre la convention. L’édile annonce alors que la séance est levée et quitte la salle du conseil.

Un départ qui n’étonne que très peu l’élu de l’opposition pour Bien vivre à Carrières-sous-Poissy Anthony Effroy (DVG) : « On savait que de toute façon, il provoquerait une nouvelle absence de quorum. En convoquant un conseil en milieu d’après-midi et en mettant en dernier le retrait de ses délibérations, c’était évident. »

« On s’arrête là, parce que du coup la gravité de ce qui vient d’être fait est bien plus importante que tout le reste », explique Christophe Delrieu des raisons de son départ du conseil deux jours plus tard, pointant du doigt des votes ayant « des conséquences désastreuses dans les écoles de la commune ». Une audience au préfet a été demandée pour faire un point sur ces ­délibérations.

Le maire agacé réagit : « On ne respecte même pas, en faisant ça, nos obligations légales du code général des collectivités territoriales qui nous demande d’être justement présent aux côtés de toutes les écoles maternelles et élémentaires c’est la loi. »

Le projet pour l’école Giono n’était pas le seul concerné par les délibérations. « C’est là le point le plus important dans cette décision modificative, c’était la location des modulaires de trois écoles, explique Christophe Delrieu. Tout ça, est lié à la démolition-reconstruction de l’école Giono, au dédoublement des classes de CP et de CE1 […] pour l’école Pasteur et enfin la dernière, c’était l’école du Mistral, l’école maternelle où là aussi on accueille une classe […] des moins de trois ans. »

Pour l’édile « ce n’est pas un problème d’argent puisque l’argent, il y est, on accueille encore 700 000 euros de recettes ». La convention Prior’Yvelines prévoyait également des subventions à hauteur de 11 millions d’euros pour l’école Giono, l’école du Parc Centralité, l’école des Dahlias, la construction d’une nouvelle crèche et une subvention pour la zone d’aménagement concerté (ZAC) Saint Louis.

Le maire a convoqué un nouveau conseil municipal vendredi 25 octobre. À l’ordre du jour, l’inscription une nouvelle fois des retraits de ses délégations demandée depuis le mois de juin par les conseillers d’opposition. De l’heure du conseil fixé désormais en journée, l’édile avait expliqué au début du conseil du 16 octobre : « Dorénavant, ce sera l’après-midi, le matin ou en tout cas en journée, sur le temps de travail des agents de la Ville de Carrières-sous-Poissy », regrettant les conseils municipaux convoqués en soirée et à chaque fois écourtés.