C’était un constat alarmant. La semaine dernière, La Gazette annonçait qu’en passant de 327 postes ouverts aux internes dans les services de pédiatrie franciliens contre 204 l’année précédente, ces derniers avaient délaissé les centres hospitaliers de grande couronne au profit de ceux situés à Paris et en petite couronne. Résultat, à Mantes-la-Jolie, aucun des 12 postes n’avait trouvé preneur tout comme les dix postes ouverts aux internes de médecine générale en pédiatrie à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips).

Or, dans un communiqué de presse du 21 octobre, l’Agence régionale de santé (ARS), qui est l’un des décisionnaires dans la répartition des postes d’internes, est revenue sur sa décision. Cela fait suite à une erreur dans l’attribution des postes car « un interne avait pu choisir un poste alors qu’il avait d’ores et déjà validé ses six semestres d’internat de médecine générale ». En relançant la procédure, l’ARS souhaite également « largement corrig[er] » le problème de répartition des internes dans les centres hospitaliers d’Île-de-France.

Pour cela, le nombre de postes en pédiatrie dans la région a été réduit à 209. « J’ai bon espoir, commente Béatrice Pellegrino, cheffe du service pédiatrique au centre hospitalier François Quesnay à Mantes-la-Jolie, de la décision de l’ARS. Ils avaient ouvert un nombre de postes trop important. Ils l’ont modifié et sont globalement revenus au même nombre de postes que les années précédentes. Il y a désormais six postes de médecine générale en pédiatrie (contre sept l’année dernière, ndlr). »

Si les internes « rechignent » après cette annonce, Béatrice Pellegrino se veut rassurante concernant les bénéfices de la nouvelle procédure : « Quand ils ne sont pas assez nombreux, ils ont une mauvaise formation car on n’a pas le temps pour ça. C’est pareil quand ils sont trop nombreux. Je suis en tout cas optimiste quant à notre capacité à les former. Ça vaut le coup pour eux de venir de loin. »

Lors de la première procédure, Béatrice Pellegrino avait envisagé de se tourner vers des internes étrangers pour pallier le manque d’effectifs. Pour cela, l’intéressée ajoute avoir déjà « lancé des démarches » pour en recruter. « L’objectif c’est toujours d’avoir un petit peu d’internes étrangers. L’hiver c’est très particulier car ça déborde toujours de partout dans le service avec les ­maladies ­saisonnières », ­prévient-elle.