Il semblerait que la décision leur reste en travers de la gorge. Convaincus que l’édile, Thierry Montangerand (désormais DVD) ne se représenterait pas à sa propre succession, plusieurs conseillers municipaux de la majorité se sont donc tournés vers l’adjoint délégué aux travaux et aux ­transports, Gilles Lécole (LR, conduit une liste divers droite élargie) qui avait annoncé sa candidature il y a plusieurs semaines. La déclaration de candidature du maire actuel le 10 octobre à minuit et demi, les aurait donc particulièrement « surpris ». Malgré un calme apparent, l’ambiance au conseil ­municipal du 6 novembre laissait donc transparaître la division au sein du conseil municipal selon plusieurs membres.

« Ce n’était pas très joyeux, précise une élue de la majorité et soutien de Gilles Lécole, (qui a souhaité rester anonyme, Ndlr) à propos du conseil municipal. Quand vous apprenez sur Facebook […] qu’il est candidat et qu’il ne le dit même pas à nous, bien sûr qu’on ne peut pas parler autrement que de trahison. » Ce dernier mot, plusieurs sympathisants de Gilles Lécole l’ont prononcé à l’issue du conseil municipal. Le candidat, lui, a préféré ne pas s’en mêler.

Dans ce contexte et bien que présente, Sylvia Padiou, soutien de Gilles Lécole, adjointe et déléguée aux affaires générales à la qualité des services publics et à la petite enfance, n’a pas souhaité assurer la mission de secrétaire de séance. Elle a donc été remplacée par Claudine Arnoud, adjointe chargée des affaires scolaires et de l’enfance.

Du côté de Thierry Montangerand, la décision de Sylvia Padiou de ne pas assurer la mission du secrétariat ne pose aucun problème. Pour lui, hors de question toutefois de parler de trahison quand il évoque sa candidature. « Il y a quelques mois je pensais qu’effectivement je ne repartirai pas, avait-il déclaré à La Gazette dans l’édition du 23 octobre. Finalement, en y réfléchissant bien, cela faisait deux ans que j’étais en poste, j’avais quand même envie de prolonger un petit peu le travail que j’avais effectué .»

Contacté à l’issue du conseil municipal, l’édile reconnaît avoir, lui aussi, ressenti une tension lors de la réunion. « C’est évident, affirme-t-il lorsqu’on l’interroge sur ce sujet. Ce n’est pas une ambiance de façade. Quand vous avez deux listes au sein de la majorité, la moitié des élus vont d’un côté et l’autre moitié de l’autre. » Si Thierry Montangerand paraît résigné à cette ambiance, il déplore toutefois que la situation affecte la qualité de travail de quelques adjoints. « Certains se préoccupent plus de faire campagne que de leur travail, lâche-t-il en fin d’entretien. C’est ­manifeste et c’est regrettable ».

L’écho est cependant tout autre du côté des sympathisants de Gilles Lécole. « Soit on fait cour d’école, soit on est intelligent », affirme un soutien de l’actuel adjoint aux travaux. À ses mots, une autre conseillère municipale proche de Gilles Lécole acquiesce et ajoute : « On va faire notre travail jusqu’au bout. Il ne faut pas que les habitants d’Aubergenville pâtissent de cette situation ».