La nouvelle enchante le trésorier et entraîneur du club de sport de l’Uppercut boxing à Mantes-la-Jolie, Éric Taverne. Du 20 au 27 octobre, Julina Nilusmas, une membre du club, a pour la première fois été sélectionnée par la fédération française de kick-boxing muay thaï et disciplines associées (FFKMDA), dans la catégorie des moins de 56 kilos, pour participer au championnat du monde de kick-boxing à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Sur les huit sportifs sélectionnés toutes catégories confondues pour participer à la compétition, trois filles et cinq garçons, Julina Nilusmas est la seule à avoir obtenu un titre.

Si la championne de 24 ans a déjà un palmarès bien rempli avec entre autres quatre victoires en coupe de France de kick-boxing depuis 2016, la passion qu’elle voue pour cette discipline sportive est toutefois relativement récente puisque, selon son entraîneur, elle a débuté il y a six ans. « J’ai fait six ans de basket-ball avant mais je m’étais ensuite arrêtée pour me consacrer à mes études, déclare quant à elle Julina Nilusmas. J’ai découvert le monde de la boxe grâce à mon compagnon qui pratique le MMA (il s’agit d’une abréviation pour désigner les arts martiaux mixtes, ndlr) et j’ai décidé de me lancer ».

Quand on l’interroge sur sa victoire en coupe du monde de kick-boxing, l’intéressée ne cache pas son émotion. « C’est une grande fierté, confie t-elle. C’est un sentiment indescriptible. C’était un nouveau challenge puisque c’était la première fois que j’allais en championnat du monde avec l’équipe de France. J’avais forcément de la ­pression mais j’y allais pour gagner. Je suis heureuse de me dire que tous les sacrifices que j’ai fait pour y ­arriver ont fini par payer. »

Justement, des sacrifices, Julina Nilusmas avoue en avoir fait un certain nombre. Directrice commerciale et marketing chez Osimatic, une PME située à Saint-Germain-en-Laye et spécialisée dans l’édition de logiciel et d’applications mobiles, la championne de kick-boxing explique que l’enchaînement entre le travail et les entraînements laissait peu de place à sa vie sociale. « Heureusement, j’ai un employeur compréhensif, note-telle. Il comprend ma passion ».

Mais lorsqu’on lui demande si elle compte un jour se consacrer uniquement à l’univers des sports de combat, la réponse de Julina Nilusmas est catégorique : « Ce serait difficile de choisir mais la boxe ce ne sera pas toute ma vie. Je reste lucide sur ce point de vue là et je choisirai ma vie professionnelle. En plus, en France, c’est difficile de gagner sa vie dans le monde de la boxe. Le ­kick-boxing n’est pas très reconnu. »

Quoi qu’il en soit, la championne du monde de kick-boxing remontera bientôt sur le ring en compétition. Du 24 novembre au 1er décembre, elle est attendue en Turquie pour le championnat du monde de kick-boxing light. Cette discipline, moins violente puisque les coups sont plus maîtrisés, est cependant pour la championne tout aussi technique.

Crédits photo : Fédération française de kick boxing muay thaï et disciplines associées