C’est en sursaut que se sont réveillés de nombreux habitants de Verneuil-sur-Seine dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 novembre. La faute à une forte détonation qui a retenti, sur les coups de 2 h 40, aux alentours de la commune. « Notre immeuble a tremblé » rapportait une habitante de l’allée du gros chêne sur Facebook, « j’ai cru qu’un arbre s’était écrasé », commentait une autre. En réalité, ce bruit était dû à un incident survenu sur le site de l’usine Val de Seine Enrobés situé rue Jacqueline Auriol, entre l’île de loisirs de Verneuil-sur-Seine et la gare des Clairières. Contactée, l’entreprise de fabrication d’enrobés pour les sols explique que « l’une des cuves a surchauffé ». Une hausse de température inhabituelle qui a activé la soupape de sécurité de la cuve, expulsant ainsi le couvercle de cette dernière « comme le prévoit l’installation dans ce genre de situation ». C’est bien cette éjection qui a provoqué le bruit sourd, duquel, au petit matin, de nombreux riverains suggéraient une explosion.

Ayant en tête les incendies des usines Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime) et de l’usine Seine-Aval survenus ces derniers mois, plusieurs habitants de Verneuil-sur-Seine semblaient, à travers des publications sur les réseaux sociaux, nourrir quelques inquiétudes. Et dans un premier temps, alors que le soleil n’illuminait qu’à peine la cheminée de l’usine vernolienne, certains s’étaient mis en quête de réponses, reprochant parfois même à la municipalité, qui en guise d’écho avait publié un communiqué en fin de journée, un manque de « réactivité et de transparence ». « Quelle galère d’informations ! On a tout de même le droit de savoir ce qu’il se passe dans nos rues au moment ou ça se passe non ? », témoignait une internaute sur Facebook.

D’autres, quant à eux, semblaient d’avantage préoccupés par d’éventuelles émanations toxiques qui auraient pu s’échapper de la cuve, contenant du bitume et toujours à ciel ouvert ce mercredi 13 novembre. Une théorie immédiatement balayée par la municipalité de Verneuil-sur-Seine dans son communiqué : « Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) confirme qu’il n’y a que des dégâts matériels et que l’incident n’a pas eu de conséquence humaine. Aucune fumée ou émanation de produits toxiques ou chimiques n’ont été émises. » Mercredi 13 novembre, l’usine Val de Seine Enrobés n’avait pas encore repris son activité, mais estimait « qu’il n’était question que de quelques jours ».