La Ressourcerie a ouvert ses portes il y a cinq ans. L’objectif initial, trouver de nouveaux financements pour l’association humanitaire La Gerbe créée il y a plus de 30 ans et présente à Ecquevilly depuis 2004. Depuis, le succès du magasin, ouvert deux fois par semaine, ne cesse de grandir et a permis notamment d’augmenter significativement les dons.

« Doucement, doucement, on ne court pas » répètent les bénévoles à l’ouverture du magasin de la Ressourcerie, mercredi 2 octobre à 14 h. Avant l’ouverture, les clients étaient nombreux à faire la queue pour être les premiers à découvrir les bonnes affaires du jour. « Des prix défiant toute concurrence et des produits chaque fois renouvelés, c’est un petit peu pour le moment la recette du succès. En tout cas, de cette formule-là de Ressourcerie » explique Jérôme, responsable de la Ressourcerie.

« Des prix défiant toute concurrence et des produits chaque fois renouvelés, c’est un petit peu pour le moment la recette du succès. En tout cas, de cette formule-là de Ressourcerie », explique Jérôme, responsable du magasin et membre de l’association après l’ouverture.

« Ce magasin a pu concrétiser ce que l’on voulait, c’était d’amener des fonds propres nécessaires mais en plus d’amener pleins de gens nouveaux », précise-t-il. « Ils viennent, ils sont habitués, ils aiment et ils demandent un peu plus. On leur donne l’information de façon un peu plus développée sur la raison de leur achat, poursuit-il. C’est-à-dire que derrière un achat qui fait plaisir, il y a en plus un achat utile. » Des objets ou meubles qui sont vendus, Jean-Marc Semoulin, directeur et fondateur de la Gerbe précise : « C’est vraiment du don, normalement ça partait en ­déchetterie. »

« La moitié sert pour l’insertion (La Gerbe a créé un chantier ­d’insertion en 2006, Ndlr) et la moitié sert pour l’humanitaire globalement », indique-t-il des bénéfices récoltés. Environ 30 % des objets récoltés sont vendus dans le magasin, le reste est envoyé aux partenaires de l’association. « On est en moyenne à trois tonnes par jour de marchandises qui arrivent », précise Jean-Marc Semoulin devant un balai de ­voitures ininterrompu.

« En cinq ans, juste en cinq ans, le tonnage d’arrivée des produits est multiplié par trois », souligne Jérôme. « Avant la Ressourcerie, […] on envoyait à peu près dix à 11 [camions de] 38 tonnes à l’étranger pour desservir la pauvreté là-bas […]. Depuis que la Ressourcerie est née, c’est plutôt une vingtaine de convois par an que l’on envoie » conclut-il.