Le 23 novembre prochain, le collectif Nous toutes appelle à une grande marche à Paris contre les violences sexistes et sexuelles. Dans les Yvelines, plusieurs départs seront organisés à Mantes-la-Jolie, Les Mureaux et Poissy. Afin de faire connaître son action et mobiliser pour cette marche, la branche pisciacaise du collectif organisait le 27 septembre dernier une réunion en salle Robespierre. Ses membres ont ainsi présenté leurs revendications et des conseils pour réagir face aux victimes de ces violences.

« Nos objectifs, c’est de faire monter le niveau de conscience dans la société française et le niveau de connaissances sur ce que sont les violences sexistes et sexuelles, souligne Sophie Maréchal, militante. Et d’autre part c’est de pousser le gouvernement à mettre en œuvre des politiques publiques dignes de ce nom. » En France, 131 femmes ont péri sous les coups de leur conjoint en 2019.

Marielle Savina, déléguée départementale aux droits des femmes, insiste pour sa part : « Les violences conjugales et les violences faites aux femmes ne sont pas des faits isolés […]. Du moment où on travaille sur l’égalité filles-garçons, on travaille également sur la lutte contre les violences. On est dans un système […]. Plus on sera dans la prévention, plus on pourra baisser le nombre de féminicides mais également accompagner correctement les victimes. »

Sophie Maréchal précise toutefois que le collectif « n’est pas une association d’aide aux victimes ». Ses membres ne sont « pas formées pour ça », mais peuvent « rediriger vers les services de l’État, les associations ». Mais elle encourage les participants à écouter les victimes : « Il faut dire à une victime je te crois, on va en parler. »

Une participante s’interroge : « On a hébergé une personne une nuit, puis payé une nuit d’hôtel. […] Mais elle y est retourné, qu’est-ce qu’on fait ? » Face à cette situation, Sophie Maréchal recommande la patience à deux exceptions près, « si des enfants sont victimes de violences et si vous estimez que cette personne est en danger de mort ». Elle préconise également de « donner de l’information, pour lui permettre de prendre conscience de ce qu’elle vit […]. Elle sait qu’elle a une petite porte de sortie. »