Il faudra encore patienter pour la tête de liste, mais Khadija Moudnib l’a précisé lors d’une conférence de presse organisée le 19 novembre dernier : il ne devrait pas s’agir d’elle. Lors de cette conférence, l’ancienne adjointe, candidate aux législatives en 2017 et référente LREM pour la huitième circonscription a préféré présenter une démarche de « rassemblement », réunissant des personnes non-encartées, mais aussi David Stéfanelly, secrétaire de la section PS de Mantes-la-Jolie et Michel Merelle, chef de file ­Modem pour le ­Mantois.

« Je pense qu’on vit un moment qui est extrêmement important, à tous points de vue, qui est crucial pour le territoire, détaille ainsi Khadija Moudnib de sa position. Cela me semblait beaucoup plus important aujourd’hui d’être au service d’un collectif, d’une stratégie de territoire, que d’être tête de liste. » Parmi les axes évoqués notamment, la volonté d’inscrire la ville au sein de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise.

« Les enjeux de développement économique, d’emploi, d’attractivité du territoire, de tourisme, de formation, d’enseignement, les pouvoirs ont été pratiquement tous transférés à la communauté urbaine, souligne ­Bernard Méry (UDI, présent à titre personnel), ancien fonctionnaire.[…] C’est la commune la plus importante en termes de population mais elle est complètement ­excentrée. »

Démocratie locale et participative, transition écologique, attractivité et « redorer l’image » de la ville sont aussi les raisons ayant poussé David Stéfanelly à rejoindre ce projet de liste, alors que les directions du Parti socialiste prônent plutôt l’union à gauche pour ces élections. « Je n’ai pas senti une volonté de construire une réelle alternative à gauche, une réelle alternance, crédible et forte, précise l’intéressé. […] Quand on est au conseil municipal, sur les 20 délibérations ce ne sont pas un clivage droite-gauche, il ne faut pas tomber dans ce piège qui existe sur des questions nationales. »

Des tensions au sein de La république en marche mantaise ?

Il y a quelques semaines, Aliou Gassama, membre LREM depuis 2017, annonçait sa candidature à l’investiture LREM en tant que candidat potentiel à la mairie de Mantes-la-Jolie. L’intéressé n’était toutefois pas présent lors de cette conférence de presse, ce qui a été remarqué. « Je n’étais ni invité, ni informé de cette conférence de presse », a-t-il déploré, en indiquant être en attente de la réponse de la commission nationale d’investiture.

« Je n’ai jamais remis en question Aliou Gassama », répond pour sa part Khadija Moudnib, ajoutant qu’ « il y a d’autres candidats à l’investiture » mais qu’aucune décision n’avait été prise. Concernant la liste de rassemblement, « on part sur une tête de liste sans étiquette, de toutes les façons la tête de liste ne sera pas investie ». Elle fera toutefois une demande de soutien auprès de LREM.