Mercredi dernier, une trentaine de personnes venues de tout le Mantois s’était rassemblée devant le lycée Saint-Exupéry afin de manifester pour une meilleure reconnaissance et de meilleures conditions de travail des accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), à l’appel de plusieurs syndicats ­enseignants au niveau national.

« On fait partie de l’équipe éducative comme les enseignants et on n’a pas les mêmes droits, déplore l’une d’entre elles. On demande une revalorisation des salaires, les mêmes primes en zone sensible. » Pour Thomas Prabonnaud, correspondant départemental du SNUipp-FSU, « on demande la reconnaissance d’un vrai métier d’AESH. »

Les AESH déplorent notamment la précarisation de leur métier : « On ne peut obtenir un CDI qu’au bout de six ans […]. On touche 600, 620 euros pour un contrat de 19 h 35. » La formation était également au coeur de leurs revendications. « C’est 60 heures de formation, et après on n’a plus le droit à rien. Il n’y a pas de formation préalable avant de commencer », expliquent-elles.