Les projets ferroviaires portés par Eole et le Grand Paris requièrent aujourd’hui un besoin humain. Dans les ateliers du centre de formation de l’école des éco-activités-Itedec, sous l’œil attentif de leur responsable, trois jeunes apprentis s’affairent à assembler des câbles électriques. Câbles qui seront apposés dans à peine quatre jours sur le réseau de transport SNCF. Ce lundi 2 décembre, l’inauguration d’un atelier d’électromécanique ferroviaire et d’une pelle rail-route, engin de chantier, sont venus compléter leur ­formation.

Les trois jeunes encasqués font partie des 24 élèves qui suivent la formation de technicien de signalétique que propose l’école depuis maintenant deux ans. Au bout de cette année d’apprentissage, comptant environ 400 heures de formation, les futurs techniciens seront en mesure de contrôler la vitesse, la direction et les changements de voies des trains naviguant les réseaux à venir du Grand Paris Express ou du prolongement du RER E vers l’Ouest francilien.

« C’est un secteur encore méconnu ce qui explique qu’on peine à attirer des candidats », confie Laurent Plas, le directeur de l’école des éco-activités aubergenvilloise. Parmi les deux groupes de douze élèves que compte aujourd’hui la formation, Pédro, lui, se réjouit de la singularité de son apprentissage. « C’est vrai que quand je parle de travaux ferroviaires à mes proches, ils ne savent pas vraiment de quoi il s’agit, sourit le jeune homme de 21 ans. Je trouve ça important d’être spécialisé dans un domaine aussi précis. ».

Alors qu’il écumait les missions d’intérim en qualité d’électricien, le jeune homme n’a pas hésité longtemps au moment d’intégrer la formation en septembre dernier. Et pour cause, l’employabilité promise par le secteur est séduisante, comme l’affirme le directeur de l’Itedec : « La plupart sont engagés avant même la fin de leur apprentissage, car ils sont opérationnels très rapidement ».

Alors qu’il écumait les missions d’intérim en qualité d’électricien, Pédro, âgé de 21 ans, n’a pas longtemps hésité au moment d’intégrer la formation en septembre dernier.

Les besoins de recrutement du secteur sont estimés à 13 750 postes en France d’ici à 2025. Pour y répondre, la construction d’un espace dédié à l’apprentissage de la maintenance des réseaux ferroviaires avait été lancé en amont au mois de février sur le site de l’école EA-Itedec.

Ce lundi, c’était également l’occasion d’apercevoir un tout nouvel engin de chantier ferroviaire que les élèves de l’Itedec apprendront à piloter prochainement. Doté de roues standards, mais aussi de bandes de roulement pour intervenir sur les voies ferrées, ce dernier permettra aux futurs techniciens de travailler à la ­maintenance du réseau beaucoup plus ­efficacement pour un coût de 2,8 millions d’euros dont 1,15 million de subventions ­départementales.

Confiant de ces promesses, Laurent Plas ambitionne ouvrir, d’ici à 2025, de nouvelles formations dans le ferroviaire, en termes de maintenance et d’entretien des voies. « À terme, nous pourrions être en capacité de former 170 jeunes », annonce ce dernier.

Pour le Département, « à partir de 2020, la plateforme accueillera à terme plus de 300 apprentis et stagiaires yvelinois et altoséquanais […] pour les former aux métiers du ferroviaire dans le cadre de leur parcours d’insertion professionnelle » via l’agence d’insertion interdépartementale Activit’Y souligne-t-il dans un ­communiqué de presse.