Ils ne proposeront pas de troisième liste, mais comptent bien peser auprès des deux listes de gauche déclarées, celle de l’élue d’opposition et appartenant au groupe de Monique Brochot, Amitis Messdaghi (EELV) et celle de Nous Mantevillois, portée par Romain Carbonne. Le 6 décembre, représentant du PS et du PCF ont annoncé leur envie de voir se réaliser l’union des gauches en proposant un programme… et en obtenant des postes clés au sein des listes en présence.

« On a travaillé sur une vision de Mantes-la-Ville avec un peu d’ambition, sur une vision à 20 ans », amorce Pierre Sztulman, premier secrétaire fédéral adjoint du PS. Et pour son premier axe, cette coalition a choisi de se concentrer sur la jeunesse. « Nous voulons que les enfants de Mantes-la-Ville soient d’ici 20 ans ceux qui possèdent le plus haut niveau de culture et le meilleur niveau de diplôme des Yvelines », poursuit-il.

« Je ne serai pas tête de liste, mais je serai sur une liste, insiste ­l’ancienne maire PS de 2008 à 2014, Monique Brochot. […] Ce que je souhaite c’est transmettre mon analyse, mon expertise, mon expérience et remettre la machine en route. […] Ce que je souhaite c’est intégrer une équipe rajeunie, porteuse d’espoir, de justice sociale. »

Elue aux côtés de Monique Brochot au conseil municipal, Bénédicte Bauret (PCF), met en avant leur expérience : « Il faut une équipe qui soit prête à bosser tout de suite, le changement doit arriver vite et on doit vite le voir. »

Les mots de Gines Cervantes, responsable de la section PCF mantevilloise, définissent clairement leurs objectifs : « On émet certaines conditions. On a des propositions à faire, on n’est pas là pour supplier, on est là pour peser dans la campagne et on entend être traités de façon correcte. Pas forcément à égalité mais avec une certaine équité. » Pierre Sztulman poursuit de façon encore plus nette : « On sera à l’exécutif. »

Pour le moment, « les discussions avancent », précise Monique Brochot d’un rapprochement avec la liste conduite par Amitis Messdaghi. En revanche, côté Nous Mantevillois « elles n’ont pas abouti », regrette Gines Cervantes. « La porte reste ouverte », nuance toutefois Pierre Sztulman.