La nouvelle a décontenancé les élus. La soirée est déjà bien entamée dans la salle où se tient le conseil municipal, mercredi 11 décembre, lorsque, sur les coups de 22 h 45, François Garay, le maire (DVG), annonce à l’assemblée qu’une intervention du Raid est en cours dans la commune. Les délibérations se sont immédiatement interrompues, ne laissant qu’un léger bourdonnement s’approprier la pièce de la mairie. Ce qui a été soufflé à l’oreille de François Garay, quelques minutes plus tôt, c’est qu’un homme est retranché chez lui, route de Verneuil, et est cerné par les unités du Raid. « J’espère que tout ira bien », s’inquiétait-il, avant de reprendre le cours de la réunion.

Quelques rues plus loin, en direction de l’île de loisirs de Verneuil-sur-Seine, une voiture de police fait barrage aux voitures qui se dirigent vers la commune voisine. Sur le lieu d’intervention, une petite dizaine de voitures sérigraphiées et de fourgons occupe la route tandis que les forces d’intervention du Raid, s’affairent autour d’un pavillon. Un dispositif important mis en place pour déloger un homme, retranché chez lui, qui menace de se suicider.

C’est son ex-femme qui a prévenu la police, plus tôt dans la journée, expliquant qu’après une dispute, relative à une dette, le quinquagénaire a annoncé qu’il comptait mettre fin à ses jours. Ayant connaissance que celui-ci possède une arme de poing non déclarée, la femme précise le caractère urgent de l’affaire au commissariat des Mureaux.

Celui-ci s’est donc empressé de demander l’appui du Raid. Selon une source policière, à leur arrivée sur place, ces derniers ont trouvé le pavillon fermé, volets clos, sans signe de vie apparent. De ce fait, vers 20 h, les forces spéciales de la police nationale ont forcé la porte avant de tomber sur l’homme, âgé de 51 ans, qu’ils ont maîtrisé. Une source policière rapporte qu’une carabine à plomb a été retrouvée dans le logement.

Vers 23 h 30, lorsqu’il fut l’heure pour les fonctionnaires de police de quitter les lieux, sur le trottoir de la rue, l’un des voisins guette les lumières des gyrophares s’estomper au fil des mètres. « Je sais qu’il a deux enfants (qui n’était pas au domicile au moment des faits Ndlr), quand j’ai vu le Raid, arriver j’ai surtout eu peur pour eux », confiait le Muriautin, encore en tenue de chambre. Dans la nuit, l’homme qui voulait en finir a été transféré à l’hôpital pour y être pris en charge.