Bonne nouvelle pour les automobilistes régulièrement coincés dans les embouteillages de la sortie 13, à hauteur du péage. À la mi-2020, le dédoublement de cette sortie, permettant de rejoindre directement Mon beau Buchelay, Leroy Merlin et Safran en évitant le rond-point Shurgard, devrait être effectif et clôre le réaménagement de la zone débuté en 2017 pour un coût total de 17 millions d’euros.

La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) a également annoncé financer, pour environ 28 000 euros, une étude pour jauger de la pertinence d’une voie d’entrecroisement entre les sorties 12 et 13 dans le sens Paris-Province.

La réalisation de cette voie d’entrecroisement a été fortement recommandée par l’État. « On a enfin reçu la décision ministérielle le 7 juin, qui a approuvé notre proposition du dossier, détaille Christophe Delrieu (DVD), maire carriérois et vice-président en charge de la voirie. […] Par contre, cette décision est assortie de recommandation et notamment la réalisation d’une voie d’entrecroisement entre la sortie 12 et la sortie 13. »

Environ 1 240 véhicules empruntent la sortie 13 à l’heure de pointe chaque jour. « On est prêts à accueillir deux voies, sauf que pour l’instant sur l’autoroute, il faut créer les deux voies », précise Christophe Delrieu, les travaux préparatoires ayant toutefois démarré. L’élu n’exclut pas « une ouverture dans une phase un peu chantier, avec des espaces provisoires » qui disparaîtront progressivement avec l’accord de l’État, d’ici septembre prochain.

L’édile buchelois, Paul Martinez (SE), a rappelé que « des enjeux de sécurité assez forts », rendaient nécessaires ces deux aménagements, tout en regrettant un dialogue difficile avec la Société d’autoroutes Paris-Normandie, concessionnaire. Le maire de Rolleboise, Maurice Boudet (SE), a quant à lui interrogé : « Je ne sais pas qui tirera le bénéfice de ce dédoublement, mais je pense que pour les communes dont Rolleboise, cela n’aura aucune incidence sur leur trafic très important. »

En réponse à Paul Martinez, Christophe Delrieu rappelle des rôles de chacun : « On a une convention de 2014 […], il est prévu que la communauté urbaine assure la maîtrise d’ouvrage de la totalité de l’opération, le financement de toutes les dépenses et frais liés à l’opération et la réalisation de toutes les procédures y compris le dossier de demande de principes, […] et la SAPN peut être utilisée comme un prestataire […] par contre chaque fois on la paye ».