Mi-novembre, une réunion sur le harcèlement scolaire était organisée. Après avoir rappelé que le harcèlement consistait en « l’action d’un groupe de jeunes qui va poser des paroles, des insultes, de la violence physique, […] ou qui va laisser un élève isolé […] avec la volonté de nuire », Christophe Macé, proviseur vie scolaire à la direction académique des Yvelines et référent harcèlement départemental, a insisté sur la nécessité d’en parler, que l’on soit victime ou témoin.

Mais pour certains, le pas serait difficile à franchir. « En tant qu’élue je reçois dans mon bureau des parents qui n’osent pas aller voir les enseignants, précise Dominique Bouré, adjointe en charge du projet éducatif local. […] Les parents décèlent quelque chose mais ne se sentent pas suffisamment accompagnés, aidés pour aller en ­discuter avec l’enseignant. »

S’il indique encourager les enseignants à « traiter » la souffrance et « expliciter les choses », Christophe Macé précise que les jeunes eux-mêmes peuvent agir. « Depuis plusieurs années on forme des lycéens à être ambassadeurs contre le harcèlement, détaille-t-il. Ils vont informer les élèves de seconde, dans les collèges, les écoles. »