Si l’union fait la force, la réciproque semble également vraie pour les membres de l’Association sportive mantaise (ASM) de tennis. Le 9 novembre, ils étaient probablement nombreux à suivre les performances des sportifs formés à l’ASM, Benjamin Tison et Adrien Maigret, avec l’équipe de France de padel lors de la finale du championnat d’Europe de la discipline, à Rome.

Les Français s’étaient alors inclinés face à l’Italie, à la différence de l’équipe de France féminine, qui, elle, l’avait emporté face à un adversaire de même nationalité. Malgré la défaite de Benjamin Tison et d’Adrien Maigret, la performance des vices-champions d’Europe fédérerait le lien entre les licenciés du club ­sportif.

« C’est une fierté pour nous, affirme la présidente de l’ASM Tennis, Nathalie Aujay Dumont […]. Quand on voit deux gamins qu’on a vu grandir sur le court [d’abord en tennis puis en padel] avec la tenue de l’équipe de France, le drapeau français et la Marseillaise, très sincèrement, j’ai eu du mal à la chanter tellement j’étaie émue. Ce sont des moments intenses. »

Sur les 700 licenciés que compte le club sportif, le padel ne représente qu’une « trentaine » de membres depuis la création des deux courts extérieurs dédiés à cette variante du tennis en 2017. Malgré tout, d’après la présidente de l’ASM Tennis, les performances de Benjamin Tison et d’Adrien Maigret en championnat d’Europe contribueraient à fédérer les membres du club entre eux et à motiver les jeunes compétiteurs.

« Cela crée un esprit de club, déclare-t-elle sur le titre de vice-champion d’Europe des deux joueurs formés à l’ASM tennis. Cela a soudé le club […]. Pour nos jeunes en compétition de padel, nos deux seniors ont été des locomotives pour les tirer vers le haut. [Benjamin Tison] était leur professeur de tennis, leur idole locale. »

Benjamin Tison et Adrien Maigret se consacreraient désormais entièrement à leur carrière sportive. Pour cela, le premier est par exemple parti s’installer en Espagne où le padel est davantage démocratisé. Malgré tout, les deux athlètes restent licenciés de l’ASM tennis. D’après Nathalie Aujay Dumont, ils se seraient ainsi engagés à revenir faire des démonstrations auprès des jeunes du club.

Quant à la capacité à créer des événements de padel de grande ampleur, la présidente de l’ASM est plus réservée. « On ne peut plus faire de manifestations, déplore-t-elle. Il faut que les courts soient couverts. Mais on y travaille. Cela fait partie des ­projets de développement. »