Douche froide pour les salariés de Dunlopillo. Le Parisien révèle ce lundi 16 décembre que l’entreprise de fabrication de matelas, implantée dans le quartier de Gassicourt et à Limay depuis les années 1950, a été placée en redressement judiciaire car elle ne pouvait plus honorer ses dettes. Une audience fixée, ce mercredi 18 décembre, au tribunal de commerce de Paris devrait valider la procédure. L’annonce d’un « comité extraordinaire d’entreprise » avait fait naître cette crainte chez les délégués syndicaux et salariés.

Une autre annonce pourrait être à redouter, celle de licenciements. En 2018, 61 postes avaient déjà été supprimés suite à un plan de sauvegarde de l’emploi. Actuellement, les deux sites du Mantois emploient 183 personnes pour une production quotidienne de 600 pièces. « Il y aura des dégâts au niveau social », confie au quotidien francilien une source proche du dossier.

Difficile également désormais de considérer comme réalisable le projet de nouvelle usine de 17 000 m² pour un investissement de 25 millions d’euros. Selon Le Parisien, le fabricant de matelas serait désormais rattaché à la holding du groupe Adova et non plus au groupe directement.