La validation avait été faite en août dernier, mais elle a finalement été entérinée lors du dernier conseil communautaire le 12 décembre dernier. La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) a ainsi approuvé le montant des travaux du futur pôle d’échanges multimodal de la gare d’Aubergenville-Elisabethville pour un total estimé à près de trois millions d’euros HT et comprenant notamment une « mise en zone 30 », des espaces de stationnement repensés selon différents usages et « la création d’un quai bus supplémentaire », détaille-t-elle dans la délibération.

Ses abords ainsi réaménagés pourront « offrir des conditions de rabattement optimales pour les différents modes de transport, afin de valoriser la future desserte de ces gares et les inscrire au sein des tissus urbains desservis », indique ­GPSEO de la délibération présentée ce jour-là. Pour l’exécutif, ces travaux constituent une manière de rendre la vallée de Seine plus attractive pour ses habitants, mais aussi ceux venant d’ailleurs.

« C’est une image nouvelle, les gens qui viendront, leur premier contact avec le territoire sera Eole, insiste ainsi Pierre Bédier (LR), vice-président en charge des grands projets et également président du Département. L’enjeu de ces gares Eole, en termes de fonctionnalité et d’image est absolument ­considérable. »

Dans un récent appel à maîtrise d’œuvre concernant le chantier, la communauté urbaine précise espérer un début du chantier « au premier semestre 2020 » et que la gare « comprise dans le périmètre de l’opération, indispensable aux déplacements des habitants de la communauté urbaine, devra continuer à fonctionner durant la phase de travaux ». Le chantier se fera ainsi par étapes, notamment en raison « de contraintes liées entre autres à l’exploitation ferroviaire ou au maintien des fonctionnalités dévolues au stationnement », souligne Grand Paris Seine et Oise.

Un quai supplémentaire sera créé aux abords de la gare pour améliorer la desserte en transports en commun. La communauté urbaine espère un début de chantier « au premier semestre 2020 ».

La communauté urbaine note ainsi vouloir « diffuser et prolonger les effets du projet depuis les noeuds d’articulation sur Eole, que sont les gares, jusqu’au coeur de son territoire tout en minimisant les effets négatifs qui pourraient être engendrés par les déplacements supplémentaires générés par les trajets de rabattement (engorgement des axes et accès aux gares) ».

Le chantier prévoit notamment la « mise en œuvre des dispositifs et équipements nécessaires à la labellisation du parking en P+R (Parc Relais, Ndlr) » ainsi que sa requalification. Le carrefour de la rue des Hautes Beauces sera lui aussi aménagé et un giratoire « en lieu et place d’un carrefour à feux », au croisement de l’avenue du ­Général de Gaulle.

Les rues de Brisettes, Léo Ferré, Hautes Beauces, la Gare devraient, elles, passer en zone 30. Les places de stationnement existantes seront elles réattribuées selon différents usages, en courte durée, pour les clients des commerces ou liées au rabattement et à la prise du futur RER E. Un quai supplémentaire sera créé pour améliorer la desserte en transports en commun.

Île-de-France mobilités, organe de la région en charge des transports finance le projet à hauteur de 53 %, suivi par GPSEO à hauteur de 33 %. SNCF, commune et transporteurs complètent ce schéma financier, validé en comité de pilotage au printemps dernier.

« Pour chaque gare Eole, nous faisons un comité de pilotage, détaille de la procédure Pierre Bédier. Ce comité de pilotage, en liaison avec ou la collectivité ou l’aménageur, lorsque c’est l’Epamsa (Etablisssement public d’aménagement du Mantois Seine aval, en charge de Mantes Université, Ndlr), discute de toutes les décisions à prendre en matière d’équipements, de stationnements, en matière de flux et des espaces publics. »