Lors de réunions organisées au mois d’octobre et de novembre, la municipalité conflanaise a présenté les aménagements qui pourraient être réalisés dans le cadre de la réflexion engagée sur le quartier de Chennevières. Il a notamment été question de séparer la place de la Liberté, parking central du quartier, en deux par une route centrale, afin de favoriser les circulations piétonnes et à vélo. Les Conflanais présents ont eux insisté sur la nécessité de développer ces modes de déplacement, rappelant que la configuration actuelle était accidentogène.

Un an plus tard, quatre « axes » semblent désormais déterminants pour le futur quartier Chennevières, détaille Gilles Sensini, architecte-urbaniste de l’agence Polyptyque : « Un des premiers points qui nous a semblé essentiel, c’est celui de la mobilité, celui-là même qui va créer une activité de la place de la Liberté dans le quartier de Chennevières […]. Les retours lors de ces différentes phases de concertation ont montré qu’il fallait une amélioration des modes de déplacement, qu’ils soient piétons ou vélos, que ce soit aussi pour les franchissements, les traversées piétonnes, qui sont perçues comme dangereuses et ­accidentogènes. »

Dans le même temps, il précise toutefois qu’il faut « arriver à maintenir l’accessibilité véhicule sur l’ensemble du site » pour ne pas pénaliser les commerces présents. L’architecte évoque également une « amélioration » des espaces publics à venir, notamment par la création de terrasses pour les commerces et la plantation d’une centaine d’arbres. Des aménagements qui passeraient par la séparation de la place de la Liberté en deux espaces de stationnements distincts et la création d’une route centrale.

« On a aujourd’hui une circulation comme un rond-point, […] ce qui génère un trafic résiduel du fait de la giration et on a au milieu un parking », rappelle Gilles Sensini, architecte-urbaniste, de la configuration actuelle.

« On a aujourd’hui une circulation comme un rond-point, […] ce qui génère un trafic résiduel du fait de la giration et on a au milieu un parking, rappelle Gilles Sensini de la configuration actuelle. […] Le fait de se dire qu’au lieu d’avoir une circulation tournante autour de la place, on pourrait ramasser la circulation au centre et une fois qu’elle est ramassée au centre, on arrive à avoir deux côtés et avoir deux parties de places qui viennent s’appuyer sur les façades, ce qui devrait permettre de développer le commerce sur les façades de part et d’autre de la place de la Liberté. »

« On vous a demandé que la place soit embellie, pas qu’elle soit supprimée », regrette-t-on dans le public. Gilles, un Conflanais du quartier, poursuit : « Vous n’avez jamais prononcé le mot circulation douce ou piste cyclable […]. Il y a deux façons de lutter contre la circulation : créer des places de stationnement mais aussi permettre aux gens de venir sur la place sans utiliser leur voiture. Et moi c’est ce que j’aime bien faire à Conflans, mais je risque ma vie. »

Concernant cette réflexion, le maire Laurent Brosse (DVD), indique qu’il existe « une difficulté globale liée à la largeur des routes », rendant difficile la création de pistes cyclables sécurisées : « Tout le monde se souvient de la voie cyclable rue Pierre Le Guen qui existait auparavant mais qui était d’un danger incroyable, on l’a supprimée car elle n’était pas réglementaire. » Victor Blot, fondateur du Copra 184 et habitant du quartier poursuit sur la question des passages piétons : «  Actuellement il y a 17 passages piétons autour de la place, certains sont à revoir en urgence, surtout devant la pharmacie. Pour obliger les piétons, il faudrait ­barrièrer de chaque côté les passages. »