Des rempoissonnements, l’association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA) Au poisson d’avril en réalise un tous les ans. Celui effectué en novembre avait une signification particulière, l’incendie survenu le 3 juillet au sein de la station d’épuration du syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) ayant engendré une forte mortalité piscicole estivale du fait de la désoxygénation liée aux rejets d’eaux non traitées.

« Il y a eu une mortalité très forte chez les jeunes, les alevins, souligne Jean-Luc Gallais, trésorier de l’AAPPMA. Il y a des poissons très fragiles. […] Cela va nous prendre des années pour reconstituer un cheptel. » Ce jour-là, 200 kilos de gardons et 20 de goujons ont été remis dans la Seine. Pour ces derniers, « il aurait fallu en mettre cinq ou six tonnes pour pouvoir retrouver une population normale », poursuit le trésorier.

En septembre, le Siaap annonçait que « dix tonnes » de poissons morts avaient été repêchés suite à l’incendie. « À mon avis c’est plus important, estime Jean-Luc Gallais. Cela n’a pris en compte que ceux ramassés, mais il y a ceux du fond, ceux emportés par le courant … »