Contretemps pour l’élaboration du schéma directeur de la maison centrale pisciacaise. Alors que la ministre de la justice Nicole Belloubet (LREM), avait indiqué lors de sa venue le 17 avril que ce dernier serait rédigé avant la fin de l’année, elle a finalement prévenu en décembre l’édile pisciacais Karl Olive (DVD) d’un retard. Le début des travaux de rénovation du mur de la rue des Ursulines qui s’était effondré le 28 mars dernier s’en trouve ainsi retardé. Contactée, la porte-parole du ministère de la justice n’a pas répondu à nos ­sollicitations.

Le schéma directeur est pourtant dans les cartons. En septembre dernier, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij), dépendante du ministère, avait passé un marché pour la réalisation d’un diagnostic « de structure », « parasitaire » et une « mission de reconnaissance des réseaux » de la maison centrale « en vue de [sa] réhabilitation ». Les diagnostics et études se concentreront sur le cloître, le bâtiment du personnel et le bâtiment principal de détention.

« Le préalable à cette démarche est l’élaboration d’une base de données solide, harmonisée et pérenne, pouvant constituer un support fiable aux réflexions ultérieures, détaille ainsi l’Apij dans ce marché. Il s’agit donc en premier lieu de dresser un bilan de la situation fonctionnelle et de l’état technique, architectural, patrimonial, réglementaire actuels du site ».

En septembre dernier, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (Apij), dépendante du ministère, avait passé un marché pour la réalisation d’un diagnostic « de structure », « parasitaire » et une « mission de reconnaissance des réseaux » de la maison centrale « en vue de [sa] réhabilitation ».

Dans un article publié sur son site internet et dédié au projet de loi de finances pour 2020, le Sénat semble confirmer que ce schéma sera élaboré dans le courant de l’année 2020 : « Le solde [des crédits alloués à l’Apij] (19,4 millions d’euros) permettra à l’Apij de financer des travaux à Fleury-Mérogis, de mener l’extension des locaux de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire et de réaliser les schémas directeurs pour la réhabilitation du centre pénitentiaire de Fresnes et de la maison centrale de Poissy. »

L’élaboration de ce schéma directeur conditionne la rénovation du mur des Ursulines. « Ce que je constate c’est que le schéma directeur que l’on attend depuis 2007 on ne l’a toujours pas, souligne Karl Olive. Je veux bien comprendre qu’il y ait des problèmes […], que la difficulté du mur qui est tombé n’a pas facilité le sujet. […] Madame Belloubet a pris la peine de me prévenir en fin d’année. » L’édile déplore toujours « des nuisances de trafic, visuelles, pratiques, de circulation », conséquences de la chute du mur.