Du mouvement à l’entrée du Chemin vert, le long de la RD 22 reliant Carrières-sous-Poissy à Chanteloup-les-Vignes. Jeudi 16 janvier, une clôture de trois kilomètres linéaires a été apposée pour délimiter un accès jusqu’à la désormais connue « mer des déchets » où s’entassent 13 000 m³ de dépôts sauvages.

Dans les prochaines semaines, une opération de nettoiement de cet accès, compris dans l’ancienne plaine maraîchère de plus de 330 ha, s’étendant sur les communes de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, va démarrer, financée par le Département. Une deuxième phase de nettoiement, plus importante, est prévue une fois que le projet d’aménagement aura été sélectionné par l’Etablissement public d’aménagement du Mantois Seine aval (Epamsa).

« La mer des déchets fait un tiers des déchets globaux qu’il y a dans la plaine, détaille le maire carriérois Christophe Delrieu (DVD). Il y a au moins 38 000 m³ de déchets dans toute la plaine. » De la nécessité d’opérer un pré-nettoiement dans le Chemin vert, il poursuit : « C’est là où il y aura la base centrale parce que le problème c’est déjà de rentrer dans la plaine. Aujourd’hui les chemins d’accès sont tous obstrués par des amas de déchets, il faut libérer tout ça pour accéder à la plaine. »

Parmi les déchets, se trouvent ainsi « déchets du bâtiment, ordures ménagères, amiante lié (qui n’est pas susceptibles de libérer de fibres même sous l’effet de chocs, Ndlr), éléments électriques électroniques, pièces automobiles, pneumatiques », énumère Christophe Delrieu. Le nettoiement total, a été estimé à trois millions d’euros. « Cela comprend le tri, le transport et le traitement des déchets », précise Christophe Delrieu.

De la nécessité d’opérer un pré-nettoiement dans le Chemin vert, Christophe Delrieu (DVD), maire carriérois poursuit : « C’est là où il y aura la base centrale […]. Aujourd’hui les chemins d’accès sont tous obstrués par des amas de déchets, il faut libérer tout ça pour accéder à la plaine. »

S’ajoutent à cela des coûts annexes comme la sécurisation des différents sites, l’installation de clôtures, le rachat aux propriétaires de leur terrain et le projet d’aménagement en lui-même. « Quand on voit les coûts globaux, on est à 140 millions d’euros sur 200 ha sur une dizaine d’années, analyse le maire. […] Ces enjeux-là on ne peut pas les porter en argent public. »

Les acteurs du projet d’aménagement retenu par l’Epamsa participeront en grande partie aux coûts de nettoiement du site. Le projet en lui-même devrait être dévoilé au printemps prochain, à l’issue d’un comité de pilotage porté par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise. « On a reçu les différents candidats, il y en avait cinq de mémoire, on a commencé à faire une sélection », souligne le président de GPSEO Philippe Tautou (LR).

Président de l’association Stop décharges sauvages et lanceur d’alerte, Alban Bernard est « surpris », de ce début d’action. « On va voir comment cela va se passer, on espère que les associations pourront être associées », poursuit-il. Si la présidente de l’Association des propriétaires fonciers et exploitants agricoles Sylvie Goulet se dit « soulagée », la question du prix de rachat des terrains est encore source de discordes. « Ça nous bouffe un peu la vie, reconnaît Francis Ronsenac, propriétaire de la situation des terrains. On n’est pas encore soulagés, tant qu’on n’a pas les sous, … »