Alors que les élus communautaires ont voté une motion demandant à l’État de retirer les autorisations au cimentier Calcia d’exploiter une carrière à Brueil-en-Vexin suite au déménagement de 250 emplois et de son siège social (voir notre édition du 22 janvier) et que le cimentier maintient, lui, son souhait de voir exploiter cette carrière, la cour d’appel administrative de Versailles a tranché ce jeudi 24 janvier.

Le recours de l’Association vexinoise de lutte contre les carrières (AVL3C) et du Parc naturel régional du Vexin contestant le fait que cette carrière soit un projet d’intérêt général (Pig) a été rejeté. Dans son arrêt, la cour d’appel estime notamment que cette carrière « vise à pallier l’épuisement de la carrière exploitée à Guitrancourt, pour exploitation limitée à trente ans, afin de maintenir le niveau de production de la cimenterie de Gargenville et satisfaire notamment les besoins en ciment de la région ­Île-de-France ».

Sur sa page Facebook, l’AVL3C a commenté sobrement : « Nous nous [y] attendions. » Elle rappelle toutefois que deux autres recours sont toujours en cours portant sur « la prorogation du Pig et [la] mise en compatibilité des documents d’urbanisme de Brueil-en-Vexin et Guitrancourt » et l’« autorisation environnementale d’exploiter [le] permis exclusif de ­carrière ».

Sollicité en début de semaine dernière, le cimentier avait affirmé sa volonté d’exploiter la carrière brueilloise. « On fait tout ce qu’il faut pour maintenir l’usine de Gargenville et d’aller au bout du projet que nous avons, le maintien de l’activité industrielle sur le territoire » indiquait alors la direction. Elle soulignait également avoir rencontré les salariés de l’usine gargenvilloise, en grève pour les « rassurer ».

L’inquiétude était toutefois encore présente. « Il y a eu un débat mais rien d’officiel, regrettait ainsi Pascal Petit, représentant CGT au sein de la cimenterie. On veut des dates, des choses précises. On veut des réponses. » Une nouvelle journée de grève a eu lieu ce vendredi 24 janvier, dans le cadre d’un mouvement national. « On attend le jugement du Pig (qui n’était pas encore public, Ndlr), soulignait alors Pascal Gaumer, syndicaliste CGT au sein de l’Union locale de Mantes et ancien salarié de Calcia. Cela ne devrait pas tarder à se décanter. »