Le 30 janvier, au gymnase Pierre Souquet à Mantes-la-Jolie, une trentaine de licenciés sont venus pour s’entraîner au jiu jitsu brésilien. Depuis 2013, l’association Sport attitude 78 propose de pratiquer cet art martial apparu dans les années 1920 et inspiré des techniques de self-défense. Malgré sa technicité, les adeptes pensent que la reconnaissance depuis le 1er janvier des arts-martiaux mixtes (MMA) contribuera à son essor.

L’association sportive ne comptait en 2013 qu’une « cinquantaine » de licenciés. Ce chiffre a désormais « pratiquement doublé » selon le coordinateur et éducateur sportif de l’association Sport attitude 78, Karim Boursali. Selon lui, cela s’explique par l’absence de coups. « C’est pour cela que les enfants comme les femmes mais aussi les handicapés peuvent faire du jiu jitsu brésilien », résume-t-il. L’association sportive ne compte qu’environ 10 % de femmes adultes. Parmi la centaine d’enfants du club, 50 % sont des filles.

Selon Karim Boursali, ce nombre va continuer d’augmenter. Cet avis est partagé par des adhérents. « Je pense qu’il y a de plus en plus de gens qui vont se mettre au MMA, déclare le titulaire d’une ceinture bleue de 36 ans, Moussa Oussaid. Au MMA, il y a les sports au sol et donc ils vont se mettre au jiu jitsu brésilien. »

Cette recrudescence compensera probablement en partie l’arrêt fréquent des jeunes pratiquants. Rener Gracie, petit-fils du fondateur du jiu jitsu brésilien, s’est exprimé à ce sujet pour le média dédié à ce sport espritjjb.com. « 90 % des ceintures blanches ne deviendront jamais ceintures bleues, affirme-t-il. Seulement 1 % des ceintures bleues atteindront un jour la c­einture noire ».

Pour Karim Boursali, ce propos n’est pas exagéré. « Il y en a beaucoup qui arrêtent parce qu’ils ne prennent pas le temps, déplore-t-il. Il faut vraiment être patient […]. C’est un des sports les plus techniques à ma connaissance [parmi ceux de combat]. On peut comparer le jiu jitsu brésilien à un jeu d’échecs. »

La sixième édition, gratuite, du Mantes challenge permettra de le constater. Elle aura lieu, de 10 h à 20 h, le 8 février pour les adultes et le 9 février pour les enfants au gymnase Georges Lucan. Des informations complémentaires peuvent être obtenues par téléphone au 07 81 78 71 18.