Le 11 janvier, tandis que les ouvriers s’affairent à leur travail, une dizaine de personnes en blouses bleues déambule dans l’usine de fabrication de chocolat de 6 000 m², Barry-Callebaut. Il s’agit d’une délégation internationale représentée entre autres par le prince royal du Laos, Sawath Pathanak, l’ambassadeur honoraire de la république du Kosovo et recteur de l’université catholique de la Nouvelle- Espagne, à Miami, et l’ancien ambassadeur du Costa-Rica et des États-Unis.

L’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) précise qu’ils faisaient partie des membres venus réfléchir à l’éventualité de la mise en place d’une convention d’échanges inter-universitaires entre ces différents pays. Le choix de l’usine hardricourtoise s’est fait par la volonté de visiter une entreprise du département, bien qu’aucun lien ne soit établi avec l’UVSQ.

Alors que l’édile, Yann Scotte (DVD), explique que ce choix est lié au fait que la société est une « entreprise majeure » du département, la justification du prince du Laos, Sawath Pathanak, est quant à elle moins explicite. « [C’est] pour connaître les produits français, le chocolat [et] le chocolatier qui est très reconnu dans le monde. C’est pour cela que nous venons », résume-t-il lorsqu’on l’interroge sur le motif de sa visite à Barry Callebaut. Souriant, il confie également en aparté « adorer » le chocolat.

« [C’est] pour connaître les produits français, le chocolat [et] le chocolatier qui est très reconnu dans le monde. C’est pour cela que nous venons » résume le prince royal du Laos, Sawath Pathanak, lorsqu’on l’interroge sur le motif de sa visite à Barry Callebaut.

Concernant la célébrité de l’usine, la directrice des ressources humaines de l’entreprise, Stéphanie Madinier, ne dit pas le contraire. « C’est un marché mondial, déclare-t-elle. Dans le monde un chocolat sur quatre vient de Barry Callebaut. C’est le leader mondial en B to B (ensemble des activités commerciales interentreprises, ndlr). Vingt-cinq pour cent c’est quand même énorme ! »

La chaire économique de l’UVSQ étant développée, le site Barry Callebaut qui emploie 110 personnes en ville, n’exclut pas de développer un éventuel partenariat sans pour autant l’envisager actuellement. En ce qui concerne la formation des ouvriers, Barry Callebaut dispose de la Chocolate Academy. Selon le site qui lui est dédié, chocolate-academy.com, ce lieu est « un centre d’apprentissage et de formation aux artisans et aux professionnels » et qui permet « d’élaborer des recettes ­expérimentales ».