Les images sont devenues virales. Postée le lundi 10 janvier sur le réseau social Snapchat puis relayée sur Twitter, la vidéo d’un homme en train de maltraiter un chien sur la place Racine a fait le tour du net, suscitant de vives réactions de la part des internautes. Interpellé peu de temps après les faits, l’homme âgé de 48 ans devait être jugé par le tribunal correctionnel de Versailles ce jeudi 13 février en comparution immédiate.

Devant le tribunal, ce père de famille domicilié à Poissy a indiqué qu’il était en arrêt maladie pour un burn-out. Une excuse qui ne lui a pas permis d’esquiver un placement en détention provisoire jusqu’à la date de son jugement fixée au 12 mars prochain.

« Je monte vite en pression », se justifie le quadragénaire dans le box des accusés. La semaine dernière, il a été filmé par un témoin en train de tirer violemment une jeune chienne par le collier avant de l’empoigner, la monter à hauteur de sa tête et la projeter contre la dalle de la place commerçante Racine. Sur ces images glaçantes de cruauté, Cara, la chienne âgée de huit mois et identifiée par la SPA comme de race Staffordshire, hurle de douleur après le choc dont elle ne parvient pas à se relever.

Dès le lendemain, le 11 février, sous l’impulsion des centaines d’internautes choqués et de la Fondation 30 millions d’amis, les services de police interpellent, non sans mal, l’auteur des faits. Déjà condamné de nombreuses fois pour des faits d’outrages et de violences, ce dernier se serait « violemment débattu durant son arrestation », selon une source policière. Trois fonctionnaires ont d’ailleurs déposé plainte à son ­encontre.

« Les images de la vidéoprotection ont révélé que l’individu avait asséné des coups de pieds à l’animal, [avant de le projeter au sol] », confie Arnauld Lhomme, enquêteur pour la Fondation 30 millions d’amis. La chienne, dont il n’était pas le propriétaire, a été confiée à un foyer de la SPA. « Selon les premiers examens médicaux elle ne présente pas de grosse séquelle », rapporte l’association ce mercredi 12 février. La Fondation 30 millions d’amis, la Fondation Assistance aux Animaux et la SPA vont se constituer partie civile en vue du procès.