Le 27 janvier, le dernier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a été présenté au conseil municipal. Si la majorité s’est félicitée de ratios financiers stables, notamment par la sortie de l’emprunt toxique en 2018 et une maîtrise des dépenses de fonctionnement, lui permettant de budgéter 40 millions d’euros d’investissements jusqu’en 2023, l’opposition a, elle, regretté que ces économies aient été faites au détriment de services publics et de l’instauration d’une « pression ­fiscale ».

« Maintenant vont pouvoir se dérouler, les investissements qui sont prévus dans les années 2020 à 2023 », souligne l’adjoint aux finances Jean-Michel Cecconi. Ces sommes seront réparties entre les travaux d’entretien et de rénovation énergétique des bâtiments municipaux et les autres projets comme le réaménagement du centre-ville et de la rue Maurice Berteaux, ou encore celui du quartier Chennevières.

« L’orientation, elle s’inscrit dans une continuité finalement des dernières années, les deux grands axes sont ­choisis, d’abord sur l’aménagement urbain, le deuxième celui de l’enfance, la jeunesse et les sports, poursuit le maire Laurent Brosse (DVD). […] Ce sont des éléments de prospective qui ne sont valables que si l’équipe municipale en place fait preuve de sérieux dans la gestion des finances de la Ville. »

Le bilan est nettement moins satisfaisant du côté de l’opposition. « Pendant six ans la municipalité n’a presque rien investi, au cours de ce mandat vous avez augmenté les impôts de 20 %, vous avez réduit les effectifs de la fonction publique, vous avez réduit l’offre de services publics, récapitule Gaël Callonnec (EELV, tête de liste d’Ici Conflans), du groupe Conflans énergie populaire. […] Vous nous apportez la démonstration qu’il est possible de multiplier par trois les investissements sans ­aggraver l’équilibre financier. »

Alors que l’adjoint aux finances rappelle que tous les ans « 6,6 millions d’euros sont investis » par la municipalité, le maire a, lui, rappelé que la gestion de la mandature précédente avait été épinglée par « un rapport salé » de la Chambre régionale des comptes. « La dette s’élevait à 49,6 millions d’euros, aujourd’hui elle est supérieure, nos marges à l’époque n’étaient pas plus faibles qu’aujourd’hui, au contraire […], relance Gaël Callonnec. N’allez pas incriminer la situation financière de la ville et l’existence de swaps pour justifier votre politique d’austérité dogmatique. »