La police pourrait bien avoir mis la main sur les recettes de nombreux cambriolages non élucidés. Dans la nuit du 18 au 19 février, quinze adolescents, âgés de 13 à 17 ans et identifiés comme des mineurs isolés, ont été interpellés dans un « squat » de Poissy, rempli d’objets qui pourraient provenir de multiples cambriolages de commerces commis dernièrement dans la circonscription.

Ce soir-là, la patrouille de nuit de la brigade anti-criminalité est avisée par le centre de surveillance urbaine de Poissy que trois personnes sont en train de forcer un véhicule en stationnement. En observant la scène à distance, la police réussit à suivre ces mêmes voleurs et les observe escalader pour accéder à un pavillon qui semble vide de tout occupant.

« La patrouille pensait assister au flagrant délit d’un cambriolage, mais en y entrant à leur tour, ils se sont retrouvés en présence de 15 jeunes dans ce qui s’apparente à un squat de mineurs isolés », indique une source policière. Tous ont été interpellés, à l’exception de deux d’entre eux, âgés seulement d’une dizaine d’années, qui ont été placés par l’aide sociale à l’enfance et convoqués pour le lendemain à la demande du magistrat.

Lors des auditions par le grou­pe d’enquête anti-cambriolages (GEAC), renforcé par les effectifs de la sûreté Urbaine et des effectifs de voie publique, les mineurs ont reconnu la violation de domicile. Les adolescents ont fait l’objet d’un rappel à la loi et ont été pris en compte par la protection de l’enfance.

Concernant les objets, supposément volés et retrouvés par la police dans le pavillon qu’occupaient les mineurs, la police indique que « même si certains semblent, à première vue, correspondre à des biens volés dernièrement dans des commerces du secteur, il n’est pas possible de raccrocher ces jeunes-là spécifiquement aux différents vols, sachant que ce pavillon est visiblement un endroit de passage ». L’enquête se poursuit néanmoins puisque des comparaisons avec des traces relevées sur les différentes scènes de cambriolages récents sont ­effectuées.