« Est-ce qu’il serait possible d’afficher des photos d’artistes qui expliqueraient l’arrivée du tram, car là, on y comprend rien », lance un habitant lors de la réunion du quartier La Bruyère organisée par la ­municipalité lundi 3 février.

Ce soir-là, un certain nombre de riverains ont questionné l’équipe municipale sur le projet de prolongement du Tram 13 express, à Achères via Poissy, dont « la mise en service est prévue courant 2026, avec un démarrage des travaux programmé fin 2022 », avance Ernst Van der Werf, chef de projet pour Île-de-France mobilités, organe régional en charge des transports, présent aux côtés du maire, Karl Olive (DVD), afin de disperser le flou qui semble planer autour du tracé, et des expropriations que prévoit le projet de transport.

« Où seront situés les arrêts ? », interroge l’une des habitantes du quartier lançant de ce fait les échanges autour du tracé de la phase 2 du Tram 13 express, dont Poissy avait obtenu la déviation par son centre-ville en mai 2018. « La ligne va s’insérer dans la rue La Bruyère, au niveau du square Jean Moulin et passera sous le pont-rail qui traverse la RD190 », répond Ernst Van der Werf. « En ce qui concerne le premier point qui va desservir le quartier, il s’agit de la station Poissy-Gambetta, précise Karl Olive soulignant qu’il ne s’agit là que « d’un nom provisoire puisqu’elle se situe sur l’avenue de Versailles, au niveau du square Erard Prieur ».

La ligne empruntera ensuite le boulevard Gambetta pour rejoindre la station Poissy RER située au sud de la place de l’Europe « à quatre minutes à pieds du pôle gare ». Le tram desservira également le quartier Saint-Exupéry et le nouveau quartier Rouget de Lisle avec la station Poissy-ZAC. Enfin, le tracé prévoit d’emprunter la rue Adrienne Bolland pour se raccorder à la grande ceinture en direction du secteur du Chêne Feuillu à Achères

« La ligne va s’insérer dans la rue La Bruyère, au niveau du square Jean Moulin et passera sous le pont-rail qui traverse la RD190 », explique Ernst Van der Werf (en bas à droite).

Parmi les préoccupations énoncées par les Pisciacais figuraient également les expropriations prévues par le projet déclaré d’utilité publique en décembre 2018. « Sur la RD 190, sur tout le linéaire, il y a des acquisitions ponctuelles, et en particulier entre l’avenue du Maréchal-Foch et le boulevard Devaux, sur la partie gauche de la rue. Les propriétaires concernés ont été informés. On souhaite procéder à des acquisitions à l’amiable. Mais tous les propriétaires impactés seront bien indemnisés, détaille Ernst Van der Werf. Les études qui vont démarrer mi-février vont nous permettre de définir précisément l’emprise dont on a besoin. »

Patrick Meunier, adjoint en charge des grands projets, signifie que trois maisons situées rue Gambetta sont concernées. « Deux sont en cours d’acquisition. Pour la troisième, les choses n’ont pas beaucoup avancé ».

Questionné sur les emprises situées rue Adrienne Bolland, il a été précisé que onze pavillons appartenant au bailleur CDC Habitat, seraient également démolis. « Les occupants seront relogés dans les maisons libres du secteur, dans la mesure du possible, ou ailleurs, affirme le chef de projet d’Île-de-France Mobilités. Nous ferons un traitement au cas par cas. »

Répondant aux inquiétudes de ses habitants, Karl Olive a insisté sur l’importance qu’il accorde au projet de transport : « Si on ne fait rien, d’ici 2025, c’est plus 30 pourcent de circulation en plus dans Poissy ! Mais il faut être clair, l’arrivée du tram ne va pas gommer la circulation en un claquement de doigt […] en tous cas c’est un peu le sens de l’histoire. »