L’initiative a eu du succès. Le 14 mai, 64 des 90 agents municipaux ont accepté de réaliser un test sérologique en vue de savoir s’ils avaient ou non été malades du Covid-19. Malgré le coût élevé, estimé à une « cinquantaine d’euros par agent », le vétérinaire et maire Pierre-Yves Dumoulin (LR) considère que les collectivités doivent privilégier le test réalisé par prise de sang plutôt que celui nécessitant des ­écouvillons.

« Aujourd’hui, c’est le test sérologique qu’il faut privilégier […], déclare-t-il. Il se fait à posteriori pour vérifier si vous avez eu un contact [avec la ­maladie]. Un jour, il va falloir faire une cartographie sérologique de la France pour savoir combien de personnes l’ont eu. »

Contrairement au test PCR par écouvillons permettant de dépister la maladie pour savoir si un patient est malade, au moment du prélèvement, le test sérologique s’intéresse à la production d’anticorps dirigés contre le Covid-19. Leur détection signale que la personne dépistée a déjà été malade. Depuis le début de l’épidémie, une « dizaine » de personnes dont l’édile, ont eu des ­symptômes de type Covid-19.