La volonté de créer un vignoble en ville a mûri. L’idée avait été soumise en 2018 au conseil municipal par l’association viticole des Coteaux de la Mauldre créée la même année. « Séduit », l’édile nouvellement réélu, Dominique Turpin (SE) a accepté de porter ce projet sur deux terrains communaux situés chemin de la Paquière. Sur une surface exploitable comprise entre «  2 500 et 3 000 m² », l’un d’eux sera composé de « 2 300 pieds de Chardonnay » tandis que le second accueillera « 1 000 pieds de Pinot noir » sur une surface de « 1 000 m² » environ. Ils ont été plantés du 21 au 26 mai et arriveront à maturité dans « trois à quatre ans ».

Si le président de l’association, Philippe Ollivon espère commercialiser le vin, l’édile et les habitants, eux, souhaitent surtout pouvoir se réunir autour du projet. « C’est un projet qui, je pense, va créer du lien, déclare le maire le 23 mai. On le voit déjà avec les Nézellois qui passent. Cela intrigue et, en même temps, c’est tellement simple […]. On s’imagine déjà faire les vendanges, faire des fêtes donc oui, je pense que cela va créer du lien ­intergénérationnel. »

Les habitants sont effectivement nombreux à observer le travail des bénévoles au détour d’une balade. « Si on peut venir vendanger, il y aura peut-être du monde et cela sera l’occasion de discuter ensemble, affirme l’un d’eux. C’est une occasion de rassembler les gens et aussi de surveiller contre d’éventuels actes de vandalisme. »

« Dans un premier temps, les bouteilles seront distribuées […] aux donateurs, ceux qui nous ont aidé à travers notamment les cagnottes participatives […] », explique Philippe Ollivon, le président de l’association.

Philippe Ollivon, lui, se réjouit de l’engouement des habitants pour la création du vignoble qui produira, au total, environ « 2 500 bouteilles » par an. S’il se dit prêt à recevoir l’aide de « toutes les bonnes volontés », il précise néanmoins que, « dans un premier temps, les bouteilles seront distribuées […] aux donateurs, ceux qui ont aidé à travers notamment les cagnottes participatives qu’on a mises en place sur Leetchi ».

Pour rentrer dans les frais d’achats des plants, Philippe Ollivon envisage aussi de commercialiser le vin. « L’excédent pourra être vendu et servir à la trésorerie de l’association en étant vendu sur les marchés par exemple, explique-t-il. Si on a une production suffisante, j’espère même voir une de nos bouteilles sur une carte d’un restaurateur alentour […]. Notre éligibilité à l’IGP (Indication géographique protégée, Ndlr) qui sera créée pour ­l’Île-de-France pourrait le faciliter ».