Les mélomanes doivent probablement se réjouir d’avance. Malgré l’épidémie de coronavirus, les organisateurs du festival Eole Factory organisent d’ores et déjà la nouvelle édition du festival. Si le contexte sanitaire permet son déroulement, l’événement aura lieu sur l’île Aumone, au niveau du parc des expositions, du 18 au 20 septembre. Parmi les têtes d’affiche présentes pour l’occasion, les groupes musicaux Têtes raides et Kassav’ devraient attirer les foules.

En assistant à la représentation du groupe Kassav’ qui aura lieu le 19 septembre, le public aura l’occasion de s’évader. Selon le communiqué de l’événement Eole Factory, en plus de combiner du « funk [et] du rock », ce groupe de zouk créé en 1979 s’inspire de la musique « caribéenne ». Pour preuve, selon le site Rfi musique, le nom de Kassav’ fait référence à la cassave, « une galette de manioc mélangée à de la noix de coco » et particulièrement appréciée dans les Antilles. D’après le média culturel, Trace, le groupe s’est notamment fait connaître à l’échelle mondiale avec le titre Zouk la sé sèl médikaman nou ni en 1984 dont Franky Vincent se serait inspiré.

Depuis, le groupe aurait continué d’enchaîner des succès, « six-cents chansons, des millions d’albums vendus, un stade de France et plus d’une soixantaine de Zéniths remplis ». Le palmarès tel qu’il est résumé sur le site du festival Eole Factory est en tout cas alléchant. Un article publié le 20 juin 2019 par 20 minutes indique que « le travail du groupe Kassav’ est étudié dans le cadre d’un colloque international sur le zouk […] en Martinique, réunissant des chercheurs du monde entier ».

Intitulée Le zouk : trajectoires, imaginaires et perspectives, à l’origine d’un livre du même nom, cette réunion avait pour but d’ « étudier la création unique de cette formation musicale, sur laquelle les recherches demeurent encore balbutiantes et, qui malgré son succès international, reste mésestimée ».

Dans un autre registre musical, le groupe Têtes raides sera aussi de la partie. Avant leur représentation à l’Olympia prévue le 7 novembre, les artistes s’arrêteront le 20 septembre au festival Eole Factory. Créé en 1984 sous le nom de Red Ted, le communiqué de l’événement indique que le groupe ne prendra le nom qu’on lui connaît aujourd’hui qu’en 1987. Alors qu’il était initialement tourné vers de la musique « électrique », le communiqué précise qu’il est désormais plutôt orienté vers « le rock alternatif, la chanson réaliste et le bal musette ».

Quoi qu’il en soit, l’ « humour noir » est une caractéristique du groupe dont les « textes [sont] parfois brutaux ». C’est notamment le cas du titre Expulsez-moi sorti en 2007 et qui évoque la situation des sans-papiers. En affirmant « Moins on est, mieux on se porte. Ne frappe pas à ma porte », le groupe Têtes raides fait ainsi allusion à la manière dont les sans-papiers sont accueillis.

La programmation complète et détaillée du festival Eole Factory est disponible sur le site internet de l’événement à l’adresse eolefactoryfestival.com. Bien que les billets d’entrée peuvent s’acheter sur place, dans la limite des places disponibles, une billetterie en ligne est aussi possible à cette même adresse internet.

Le forfait pour assister aux trois jours du festival, est fixé à 60 euros. Les prix à la journée, eux, sont variables selon les dates. Ainsi, le public devra débourser 27 euros en plein tarif s’il souhaite uniquement venir le samedi et 22 euros s’il veut seulement assister aux représentations du dimanche et du vendredi. Des tarifs réduits, dont les conditions sont détaillées sur le site internet, sont néanmoins proposés notamment aux demandeurs d’emploi et étudiants de moins de 26 ans.

Pour les personnes intéressées, le festival recherche également des bénévoles, à partir de 16 ans, pour l’aider à la bonne gestion de l’événement. Les postes proposés sont variés. Ils vont, par exemple, de l’ « accueil » du public à la la gestion de la « boutique » ou du « bar » pour les adultes bénévoles. Des missions de « chauffeur des artistes » sont également ­proposées.

Crédits photo : YVES MALENFER