Ce mardi 19 mai, le calme règne dans les couloirs et les salles de l’école maternelle des Pervenches. Et pour cause : alors qu’elle accueille 96 enfants en temps normal, depuis la réouverture le 11 mai elle ne peut en accueillir que 32 au maximum. Mais ce jour-là, ils sont à peine une quinzaine, séparés dans les deux bâtiments. Dans ces conditions d’accueil, la directrice de l’école se montre plutôt satisfaite de l’organisation, mais prédit des difficultés, si la situation venait à perdurer.

« Pour éviter de faire un marquage au sol […], on a décidé de mettre tous les élèves de grande section […] et tous les élèves de moyenne et petite section dans deux bâtiments séparés, pour qu’ils ne se rencontrent jamais dans le couloir », détaille-t-elle de l’organisation. Les fonds de classes ont été condamnés, « le matériel est donné, désinfecté tous les soirs, les jeux sont prêtés puis passés en désinfection, les livres sont utilisés et doivent passer cinq jours sans utilisation », poursuit Kristel Iacono de l’organisation de l’école. « On a quelqu’un dédié au nettoyage », insiste le maire Guy Muller (LR).

Malgré un protocole lourd, imposant un espace de « 4m2 » par enfant et la remise en service « des petits pupitres » individuels, Kristel Iacono, comme Guy Muller sont satisfaits des conditions de reprise. Ce qui ne les empêche pas de s’inquiéter de la suite, notamment de l’augmentation possible des effectifs. « Quid de septembre, s’interroge le maire. […] Quand on arrivera à 50 % de l’effectif, la mairie ne pourra pas suivre sur les surfaces dédiées si on suit les mêmes consignes de distanciation, ce ne sera juste pas possible à gérer, puisqu’on manquera d’espace et de personnel. »

Les fonds de classes ont été condamnés, « le matériel est donné, désinfecté tous les soirs, les jeux sont prêtés puis passés en désinfection, les livres sont utilisés et doivent passer cinq jours sans utilisation », poursuit Kristel Iacono de l’organisation de l’école.

Kristel Iacono poursuit de la difficulté d’accueillir en cette période tous les enfants considérés comme prioritaires par l’Education nationale : « Je ne sais même pas comment on pourrait faire un roulement […], à un moment donné il faudra même que ces prioritaires tournent si on veut être équitable avec toutes les familles. » Un tableau recense les élèves accueillis pour la semaine et comme pour lui donner raison, les noms inscrits sont souvent les mêmes.

Pourtant, selon elle, la demande est forte de la part de certains parents : « Certaines familles n’ont pas accès à l’école et aimeraient remettre leur enfant, mais ils ne rentrent ni dans les critères sociaux, ni dans les critères d’enfants handicapés, ni dans les personnels prioritaires. » En revanche, « les enfants les plus en difficulté, ne sont pas là, les familles n’ont pas voulu les mettre », regrette Kristel Iacono.

L’heure de midi sonne, les enfants sont accompagnés au restaurant scolaire. Sur les tables, le repas du jour est déjà posé : sandwich, tomate et bouteille d’eau. « Ils ont juste à prendre une table, une chaise, ils s’installent devant leur repas et vraiment ce sont les agents […] qui se déplacent », détaille Mark Davison, en charge du temps ­périscolaire.

Enfants et animateurs mangent, séparés par une vitre de plexiglas. « Dans un premier temps, on avait imaginé mettre des paravents entre les tables, détaille Guy Muller. Mais comme cela c’est mieux, on voit l’ensemble des enfants. […] On met vraiment tout ce qu’on peut en place pour maintenir la distance. »