Il avait fermé crèches et écoles mantevilloises jusqu’à « nouvel ordre », elles ont rouvert progressivement leurs portes ce mardi 2 juin. « J’avais souhaité, après la parution d’un protocole sanitaire très contraignant […] accorder un temps supplémentaire aux services municipaux afin qu’ils se concertent, se coordonnent et s’organisent pour réussir cette rentrée, en réalisant tous les aménagements nécessaires », explique le maire Cyril Nauth (RN) dans une lettre aux Mantevillois datée du 26 mai.

Mais si l’édile semble se montrer satisfait des conditions de reprise, ce n’est pas le cas de la section CGT des territoriaux de Mantes-la-Ville. Dans un tract du 29 mai, elle déplore une mise à disposition tardive de masques, de produits nettoyants et que les tests sérologiques proposés par la municipalité ne l’aient pas été à titre obligatoire.

Du 19 au 28 mai, « 320 personnes ont été testées sur quatre demi-journées », est-il expliqué dans le magazine municipal La Note. « La municipalité a proposé à tous les agents de la ville et du CCAS et aux enseignants des écoles mantevilloises, sur la base du volontariat, d’effectuer un test sérologique Covid-19 par prélèvement sanguin », est-il précisé. « Aujourd’hui il y a peut-être des salariés travaillant dans les écoles, porteurs du Covid-19, alerte la CGT. Pour nous, il est clair que pour la sécurité de tous, les tests sérologiques auraient dû être obligatoires pour tous ceux qui ­travaillent dans les écoles. »

La mairie ajoute dans La Note que « 200 litres de solution ­hydroalcoolique » ont été réceptionnés et mis à disposition des agents dans les différents services. Là aussi, la CGT pointe un manquement dans les normes. « Les gels hydroalcooliques devant servir aux agents communaux, aux enseignants et aux enfants […] ne sont pas des produits virucides à la norme virucide EN 14476 », tance le syndicat.

Il pointe une mise à disposition tardive des produits d’entretien pour les agents ayant repris le 11 mai et ayant préparé la reprise dans les écoles. « La distribution d’eau de javel était prévue le jeudi 28 mai dans l’après-midi, soit 17 jours après la reprise, fait-il savoir. Ce délai de mise à disposition a représenté un risque pour la santé et la vie des agents, en plus de l’anxiété liée aux risques d’exposition du virus. » Face à cette situation, le syndicat a usé de son droit d’alerte.