Pour le premier tour des municipales, six listes étaient déclarées en préfecture. Parmi elles, trois se maintiennent au second tour. Avec 4,13 % des suffrages exprimés au premier tour, la candidate Élisabeth Dousset (PS) ne peut effectivement plus prétendre au poste de maire. Quant aux têtes de listes Renaud Ferretti (DVD) et Alexis Bakonyi (DVD) qui ont obtenu respectivement 12,58 % et 10,15 % des votes, ils se retirent des élections.

La place de maire se jouera donc entre l’actuel élu d’opposition Lionel Wastl (EELV), de la liste Andrésy Énergies Renouvelées (AER) qui était arrivé en tête du premier tour avec 32,12 % des suffrages, l’élue d’opposition Virginie Muneret (SE), de la liste Andrésy Dynamique (26,31 %) et le premier adjoint actuel Denis Faist (DVC, 14,69 %). Alors que la campagne avait été suspendue en raison de l’épidémie de coronavirus, les trois candidats se préparent désormais à lutter pour remporter le second tour des municipales prévu le 28 juin. Le contexte sanitaire est au cœur de leurs préoccupations.

Bien que troisième, Denis Faist ne s’avoue pas vaincu pour autant. Pour le candidat, ce sont même de toutes nouvelles élections qui se joueront. « On se positionne beaucoup plus sur une élection à un tour, pour savoir qui va gérer la Ville dans les prochaines années du mandat, dans une situation de crise [sanitaire, économique et sociale], déclare-t-il le 4 juin. Il s’agit vraiment de prouver qui est capable et qui a démontré qu’il pouvait et savait gérer la crise. »

En ayant contribué à la distribution de masques à Andrésy et dans les villes alentours ainsi qu’à la gestion des écoles, Denis Faist se sent « armé » pour prendre la tête de la commune et il axera notamment son programme autour de l’accompagnement des enfants dans les écoles.

La place de maire se jouera donc entre l’actuel élu d’opposition, Lionel Wastl (EELV), l’élue d’opposition Virginie Muneret et le premier adjoint actuel, Denis Faist.

Ses adversaires, eux, n’en croient pas un mot. « Monsieur Faist est hors-jeu […], lâche Lionel Wastl le 3 juin. Nous considérons qu’il a mal géré la crise sanitaire sur la ville. J’en veux pour preuve sa politique très frileuse de réouverture des écoles […]. Là, on arrive à accueillir 8 % des enfants alors que les autres villes sont à 25 %. » Interrogé sur le sujet, le premier adjoint rétorque alors qu’il suit scrupuleusement les exigences sanitaires et préfère privilégier « la qualité » et « la sécurité » des enfants. Le candidat de la liste AER considère, lui, qu’il n’a désormais face à lui qu’une « candidate sérieuse [et] solide ».

La tête de liste Virginie Muneret a, elle, obtenu le soutien de Renaud Ferretti. Dans une vidéo publiée le 3 juin sur la page Facebook de la liste 100 % Andrésy, l’ancien candidat dit qu’il votera en faveur de l’élue d’opposition. Pour Virginie Muneret, contactée le même jour, ce soutien prouve que seule sa liste « a toutes ses chances de réussir à gérer la ville pendant six ans ». Comme Denis Faist, elle pense que la gestion de la crise devra être la priorité du maire et des élus. « On devra être capable d’aider, de protéger et d’accompagner les Andrésiens », détaille-t-elle du rôle d’un maire en suggérant que « la vision limitée [et] partielle » de Lionel Wastl ne conviendrait pas.

« La sécurité sanitaire, eh bien parlons-en ! », lâche le candidat d’AER qui considère que la crise a souligné l’importance de son programme. « Il y a plein de [nos] propositions qui sont ressorties pendant le confinement, précise-t-il. On a beaucoup parlé des mobilités douces, des commerces de proximité […], d’une plus grande proximité avec les élus. Cela fait partie des nouvelles méthodes de gouvernance qu’on veut mettre en place. »

« Vous savez, tout citoyen a [aujour’hui] conscience de l’écologie […], rétorque Virginie Muneret. Je pense qu’on peut être à la fois à la pointe de la transition écologique et numérique, en proposant d’autres modes de gouvernance [que Lionel Wastl] ». La candidate, qui souhaite aussi une plus grande proximité des habitants avec les élus, veut s’investir dans la « lutte contre l’isolement » des personnes vulnérables. Si les divergences sont nombreuses entre les candidats, tous craignent cependant un fort taux d’abstention au second tour. « Les gens n’ont absolument pas la tête aux élections municipales ­aujourd’hui », conclut Denis Faist.