« Ça va changer beaucoup de choses », se réjouit Madelaine Da Silva. Cette mère de quatre enfants peine à trouver les mots pour exprimer sa gratitude envers l’association locale Le Rocher Oasis des Mureaux venue chez elle, le mercredi 3 juin, pour offrir un ordinateur portable à ses enfants, afin de lutter contre la fracture numérique qui s’est creusée pendant la période de ­confinement.

Du matériel informatique qui a manqué aux deux plus âgés de cette fratrie, Ethan 13 ans et Joan 11 ans, pendant le confinement. « Pour envoyer nos devoirs aux professeurs, on devait prendre l’exercice en photo et l’envoyer par mail », expliquent les deux adolescents scolarisés au ­collège Jules Verne.

Et avec un seul téléphone portable à disposition dans le foyer pour la consultation des devoirs prescrits par ses professeurs, l’envoi et le suivi pédagogique « il fallait attendre qu’il y en ait un qui finisse pour que l’autre puisse commencer à ­travailler », ­souligne leur mère.

Comme eux, trois autres familles muriautines ont été identifiées par l’association pour bénéficier de ce don. « Le confinement a soulevé des inégalités dont on ne mesurait pas l’ampleur, explique Sixitine Delort Laval, la responsable adjointe de l’association. L’idée c’était de recenser les différentes familles avec lesquelles Le Rocher était en lien et qui ne disposaient pas de matériel ». Pour obtenir ces ordinateurs, l’association a notamment sollicité la fondation Emmaüs.

« Ces enfants sont accompagnés par Le Rocher depuis plusieurs années maintenant », souligne Sixitine Delort Laval. Car pendant le confinement, l’association a été mobilisée par la Ville pour « développer » l’aide aux devoirs qu’elle propose tout au long de l’année. « On est passé d’une vingtaine de jeunes en suivi pédagogique, à plus de 200 élèves à distance », indique la responsable adjointe du Rocher Oasis des Mureaux.

Ethan profite de ce dispositif une à deux fois par semaine. « Une fois que je récupère mes devoirs sur Pronote (logiciel de gestion de vie scolaire, Ndlr), si j’ai un problème, j’envoie la photo à un bénévole et il me rappelle », explique l’adolescent tout en se familiarisant avec les logiciels de traitement qu’il a ­dorénavant à sa disposition.