15 h 10, place de la République. Devant les tentes blanches installées mardi 25 août devant l’hôtel de ville, 129 personnes de tous âges patientent calmement en respectant les gestes barrières. Tous viennent réaliser un test de dépistage par PCR du coronavirus, proposé gratuitement par l’Agence régionale de santé (ARS). La majorité d’entre eux dit ne présenter aucun symptôme de la maladie et vient vérifier qu’il n’est pas contagieux vis-à-vis de ses proches et pour la reprise du travail.

« Je viens au cas où [je sois malade], déclare Ethan, un lycéen en classe de première et habitant à Poissy. C’est pour ne pas [risquer de] contaminer ma famille et parce que je reprends l’école très bientôt. C’est pour ne pas contaminer les autres. » Cet avis est partagé par Philippe, un pisciacais de 46 ans venu se faire dépister à l’occasion de la fin de sa période de vacances. « Il y a des zones qui ont été plus ou moins touchées que d’autres. [Le dépistage] permet de ne pas mettre en péril la famille et les amis », affirme-t-il.

Au total, ce ne sont pas moins de 592 personnes dont 12 positives qui sont venues se faire dépister entre 10 h et 18 h. Selon une représentante de l’ARS en charge du dépistage et souhaitant rester anonyme, ce succès s’explique non seulement par une bonne communication de la municipalité en amont mais aussi parce que beaucoup de personnes viennent effectivement « se ­rassurer au retour des vacances ».

Néanmoins, la représentante de l’ARS ajoute que certaines personnes sont toutefois « symptomatiques ». C’est le cas d’une habitante de Villepreux venue spécialement à Poissy pour se faire dépister. « J’ai une ordonnance, j’ai appelé au moins dix laboratoires mais ils ne prennent personne, se désole-t-elle. […] Il n’y a pas de place avant une semaine ou deux. Je suis arrêtée jusqu’à vendredi pour me faire tester et personne ne me prend ! »

Bien que le test PCR soit jugé « désagréable », la plupart des personnes venues au dépistage affirme ne pas le craindre.

Cette déclaration ne semble absolument pas surprendre la représentante de l’ARS « On vient compléter l’offre de dépistage des laboratoires de ville qui sont fortement mobilisés et pour lesquels il peut y avoir des délais d’attente », explique-t-elle en ajoutant que l’opération menée pour la première fois à Poissy est la treizième organisée depuis fin mai dans le département yvelinois.

Concernant le choix du test PCR par rapport au test sérologique, la représentante de l’ARS est formelle. « C’est ce qu’il y a de plus fiable aujourd’hui, détaille-t-elle. Aujourd’hui, on sait très bien que la sérologie peut dire que vous avez eu [le Covid-19] mais cela peut aussi vouloir dire que vous êtes toujours positif et donc il faut le coupler à un test PCR. »

Bien que le test PCR soit généralement jugé « désagréable », la ­plupart des personnes venues au dépistage affirme ne pas le craindre. Pourtant, d’après Gaëlle, une soignante accréditée par l’ARS pour réaliser le dépistage, leurs avis changent lorsqu’elles découvrent la longueur de l’écouvillon utilisé pour le test PCR. Ce dernier est enfoncé profondément dans une narine afin de récupérer des cellules pouvant contenir le virus.