Dans le cadre de la rentrée, l’armée de Terre poursuit sa campagne de recrutement annuelle. Environ 1 500 postes de sous-officiers et 10 000 de militaires du rang « répartis dans 100 métiers et 300 fonctions [sont recherchés] », précise le capitaine responsable du Centre d’Information et de Recrutement des Armées (CIRFA) de Versailles. Il poursuit en insistant sur la variété des profils souhaités, sans restrictions de niveau d’études : « Il y a des possibilités de formations internes, qualifiantes, à la fois dans les métiers traditionnels des armées, les combattants, que dans le soutien des forces humaines ou matérielles, les métiers administratifs. »

Le capitaine évoque également des métiers « résolument tournés vers l’avenir », avec le déploiement du programme Scorpion et l’arrivée de nouveaux véhicules pour l’infanterie. « Il y a tout un environnement numérisé conforme aux nouvelles technologies, explique le responsable du CIRFA. […] Avec des nouveaux moyens de communication et de nouveaux véhicules, pour armer ces postes-là, il y a des besoins en maintenance. »

De nouveaux emplois sont ainsi créés, par exemple les pilotes de drones. « C’est quelque chose qui est employé sur tous les théâtres d’opérations et qui n’existait pas il y a cinq ans », souligne le capitaine. Pour plus de renseignements sur ce métier, il est possible de se rendre au CIRFA de Versailles, ouvert de 9 h à 18 h du lundi au vendredi.

Mais pour se renseigner sur les différents corps d’armée, il est également possible de se rendre sur le site internet sengager.fr, où une plateforme de discussion « Echanger avec nos soldats » est disponible. « Il y a un grand nombre de domaines, ça peut permettre de vérifier, de bien comprendre, cela permet au candidat de poser des questions concrètes, directes à nos soldats, détaille le capitaine. Quand le candidat signe son contrat, il a la meilleure connaissance possible du métier qu’il va faire, qu’il n’y ait pas de distorsions entre l’idée qu’il se fait de l’armée de Terre et son métier. » Ce dispositif réactif permet d’obtenir des réponses « sous deux à trois jours ».

Une fois les informations obtenues et si le souhait de s’engager est toujours présent, le candidat passera plusieurs évaluations : médicale, de sa condition physique, de ses capacités intellectuelles, comportementales et psychologiques. « Pour devenir pilote de drone, on passe en plus des tests techniques spécifiques à la qualification de pilote de drone, cela passe par de la manipulation », poursuit le responsable du CIRFA.

Dans un souci de préserver la santé des candidats et des personnels en période de crise sanitaire, le CIRFA a adapté le processus d’accueil et de recrutement. « On a adapté, notamment le processus d’évaluation pour pouvoir accueillir en toute sécurité à la fois pour les candidats et les militaires, insiste le capitaine. Pour les évaluations, on a divisé par deux la taille des groupes, de façon que cela se fasse dans de bonnes conditions. » Le port du masque est obligatoire à l’intérieur du CIRFA et du gel hydroalcoolique est mis à disposition.

Une fois les tests passés et le contrat signé, le futur militaire suit une formation générale de 15 semaines puis une formation spécifique liée au métier choisi. « L’objectif est d’obtenir des soldats, opérationnels, maîtrisant pleinement les compétences de leur spécialité nécessaire à la mise en œuvre de leur matériel, complète le responsable du CIRFA. La carrière sera ponctuée de stages pour suivre l’évolution du matériel. […] Toutes ces formations valoriseront le profil du candidat le jour où il voudra se ­reconvertir. »

Crédits photo : © J.BARDENET / ARMEE DE TERRE

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