Lors du conseil municipal du jeudi 17 septembre, les délibérations définissant l’élargissement des conditions permettant de recourir à « des emplois non-permanents » pour faire face à un pic d’activités ainsi que le recours à des vacataires dans certains secteurs, ont animé les débats. Pour l’équipe majoritaire, il s’agit simplement d’une « actualisation » d’une délibération votée en avril 2014 et considérée comme trop restrictive. De son côté, l’opposition s’inquiète, elle, d’un possible impact sur les dépenses de fonctionnement et l’augmentation de la masse salariale, si les besoins n’étaient pas avérés.

« La précédente délibération était en date du 29 avril 2014 et […] est considérée comme trop restrictive car elle prévoyait que le pic d’accroissement d’activités était à compter du 1er mai, or on s’est rendu compte qu’il pouvait y avoir des accroissements d’activités en hiver, par exemple lors des inondations », justifie l’adjointe en charge des affaires scolaires Marie-Agnès Bouyssou.

Elle insiste : « Actuellement, il n’y a aucune création de postes. […] C’est l’actualisation de l’enveloppe, on a juste élargi le cadre, les dates, mais pas la somme allouée, et aussi le champ d’intervention qui était trop restrictif. » En retour, Laurent Maglia, conseiller municipal du groupe Avenir Villennes, a appelé à la vigilance : « Je pense que […] vous allez nous faire l’évaluation du coût que ça allait faire pour la commune. » Dans le groupe Villennes ensemble, Valérie Thomassen a demandé à ce que « l’interchangeabilité du ­personnel » soit une des pistes de réflexion.

Les mêmes arguments sont revenus lors de la délibération suivante, concernant l’actualisation de l’effectif des vacataires. « Seraient créés un poste de coordinateur technique dans le cadre des évènements communaux, d’agents de service dans le cadre d’évènements communaux, comme pour assurer le vestiaire, des accompagnateurs de bus pour le transport scolaire des villennois et enfin un poste de chauffeur », ­énumère Marie-Agnès Bouyssou.

« On ne peut pas dire que si on ouvre un poste on ne va peut-être pas le pourvoir, sinon on ne l’ouvre pas, relève Pierre-François Degand (LREM), du groupe Avenir Villennes. C’est certainement des postes qui doivent être pourvus et ce qu’on demande c’est une prévision de ­l’augmentation de la masse ­salariale. »

«  On a l’enveloppe [numéraire] mais on n’utilise pas forcément cette enveloppe, répond l’adjointe. […] Mais de toute façon, on verra plus tard qu’on a cette année des économies qui vont être faites, puisque nous avons eu le départ d’une juriste, son remplaçant ne va pas arriver tout de suite, […] également nous avons une personne des services techniques qui part à la retraite, mais qui lui va être remplacé par une personne qui sera moins bien payée car moins gradée. »

L’adjoint aux finances Adrien Perret, souligne: « On identifie aujourd’hui des besoins sur le long terme qui nécessitent des besoins supplémentaires et effectivement ça pose la question du financement. » Et de poursuivre : « On hérite d’une situation et cette situation je dois vous avouer qu’elle n’est pas particulièrement glorieuse puisqu’en 2019, le budget de fonctionnement je vous le rappelle était en déficit. »

De quoi faire bondir l’ancien adjoint aux finances et désormais conseiller d’opposition Jean-Luc Bianchi : « En 2019, l’exploitation est très légèrement négative, mais on récupère des excédents […] et on finit en excédent. […] La situation est financièrement bonne. »