Quand l’association Ecole et cultures a lancé en 2015 ses activités d’accompagnement scolaire et de découvertes d’activités, elle ne se doutait pas que la demande serait aussi forte, ni qu’elle élargirait ses champs d’actions. Lors d’une réunion de présentation au centre de vie sociale Augustin Serre, le 17 septembre dernier, elle a présenté devant une vingtaine de parents, les quatre pôles s’adressant aux enfants, aux jeunes adultes, mais également aux parents. Lors de cette réunion, son directeur Ameth Sarr, comme les responsables des quatre pôles, ont notamment insisté sur l’implication nécessaire des parents dans les activités de l’association.

« Nous notre philosophie c’est de faire avec eux, et pas pour eux, insiste Ameth Sarr du rôle Ecoles et culture. On fait pour eux bien sûr, mais l’idée c’est qu’ils s’impliquent davantage pour que le travail puisse payer. On ne peut pas les remplacer. »

Le pôle accompagnement scolaire, le premier a avoir été créé, suit actuellement une cinquantaine de familles pour une centaine d’enfants. « Une vingtaine sont sur liste d’attente », précise Maïmuna, la responsable, avant de faire un rappel : « C’est par là que tout à commencé, donc c’est pour ça que quand on vous dit de venir aux réunions venez, car il y a beaucoup d’informations. »

Si les enfants étaient le public initial, un pôle parentalité s’est très vite créé face à la demande. « J’ai senti un engouement des parents qui me disaient on est perdus, on a plus rien, souligne Ameth Sarr. Tous les mois je [les] rencontrais […], je les rassurais un peu, on parlait de toutes ces pratiques éducatives. » Parmi les thématiques abordées, il cite notamment « l’éducation à la TV […], le sujet du langage ».

L’actuelle responsable du pôle, Sandy, poursuit : « Nous avons un petit lieu d’accueil parent-enfant, où […] le parent doit obligatoirement rester avec son enfant et le but en fait c’est de créer du lien entre l’enfant et le parent à travers des jeux, à travers des livres. » Intéressée, une mère de famille demande la marche à suivre, pour son adolescente.

Pour aider les parents à suivre leurs enfants, des cours de français, mais aussi d’informatique sont dispensés par le pôle insertion sociale. « On se positionne en tant que support, insiste Djibril N’doye, référent pour les 18-25 ans. On accompagne aussi le parent pour que lui-même puisse réussir. »