La pluie n’a pas découragé la foule qui, CV en main, s’est amassée le 24 septembre sur la place Paul Bert, métamorphosée en une place de l’emploi et de la formation. Alors que le contexte sanitaire n’est pas favorable au rassemblement, les candidats sont néanmoins venus tenter de décrocher un emploi ou une ­formation à la hauteur de leurs attentes. « Je n’ai pas eu peur de venir dans la mesure où je trouve que c’est important de me former. C’est important de prendre le risque quand on sait que c’est pour un avenir meilleur », déclare Prosper, un habitant d’Épinay-sur-Seine (Essonne) de 34 ans qui se dit rassuré du respect des gestes barrières. À la recherche d’un emploi en électricité, il se réjouit qu’une formation débutant en « septembre 2021 » lui ait été ­proposée.

Cet espoir, de nombreux candidats l’ont. C’est le cas d’un Gargenvillois de 32 ans qui a perdu son emploi en restauration, un mois auparavant, en raison du Covid-19. Désormais à la recherche d’un travail dans les ateliers de Renault Flins, il affirme : « Retrouver un travail est plus ­important que le contexte sanitaire. C’est pour cela que je suis ici. » Alors que les candidats sont nombreux à attendre devant le stand de Renault Flins, le chargé des ressources humaines dans le secteur des formations pour le site, Saïd El Islamei, se dit « étonné » d’une telle présence. « On va essayer de répondre à toutes les demandes mais cela va être difficile », déclare-t-il en expliquant que, selon lui, la mobilisation est en partie due à la reprise des stages annulés au printemps.

Tandis qu’il espère que les autres stands feront « un petit effort » pour accueillir les candidats, la directrice de Pôle emploi à Mantes-la-Jolie, en poste depuis un mois, Erika Heresmann insiste sur le fait qu’il y a « des entreprises qui recrutent » dans ­différents secteurs tels que « ­l’industrie ». Présente sur place à une table ronde organisée auprès de jeunes bénéficiaires du plan #1jeune1solution proposée par Pôle emploi pour les orienter notamment vers des formations d’avenir, la ministre déléguée à la ville, Nadia Hai (LREM) a rappelé la préoccupation de l’État en termes d’emploi. « Il va y avoir des créations d’emploi malgré cette situation de crise parce qu’il faut qu’on modernise notre pays, il faut qu’on le transforme, souligne-t-elle. On va faire en sorte de créer des emplois dans les territoires où il y en a besoin, où il y a de la ressource. » Aucune annonce spécifique à la vallée de Seine n’a été évoquée à ce stade.