L’arnaque était parfaitement rodée. Une femme, âgée de 84 ans, a été victime d’un vol par ruse, chez elle à Gargenville, mardi 29 septembre. Des faits relatés par la Ville d’Issou, sur son compte Facebook, prévenue par le commissariat de Mantes-la-Jolie de « nombreux vols dans l’agglomération mantaise » avec le même mode opératoire.

Vers 11 h, un homme se présente à son domicile, rue Fanny Hallworth, après être entré seul dans sa cour, « sans y être invité », rappelle une source policière, à bord d’une voiture blanche. « Il pourrait s’agir d’une Renault Clio blanche trois portes », prévient la police. Face à la Gargenvilloise, celui-ci se présente comme un agent des travaux publics. Une casquette plutôt originale dans ce type d’arnaque quand on sait que ce genre de malfaiteurs affectionne tout particulièrement les rôles de policiers ou d’éboueurs pour gagner la confiance de leur victime.

Ici, pour parvenir à ses fins, le voleur vêtu d’un « gilet orange fluo de type chantier » indique à la victime, « la possibilité de travaux de voirie dans la rue, juste devant chez elle, en limite de propriété de son habitation », rapporte la Ville d’Issou de l’enquête de la police. Pour appuyer sa mascarade, l’homme conduit alors la retraitée vers la chaussée pour lui faire observer « des marquages et fléchages au sol, matérialisés par de la peinture couleur orange, ordinairement usitée lors de travaux de voiries », indique la police du mode opératoire des malfaiteurs.

Car l’homme au gilet fluo n’était pas seul et cette Gargenvilloise ne l’a constaté que trop tard. Pendant que son attention était focalisée sur les mensonges de son interlocuteur, un ou des complices se sont chargés de fouiller entièrement son domicile.Ce n’est que quinze minutes plus tard, lorsque le faux agent des travaux publics quitte les lieux, à bord de sa voiture, que la victime constate le vol de 2 000 euros en monnaie ukrainienne, de deux armes à feu et de divers bijoux. « Le ou les complices ont pénétré par un accès diamétralement opposé, explique la police. Des traces d’escalades à l’arrière de ­l’habitation ont été constatées. »

L’enquête est actuellement en cours au commissariat et a déjà permis de démontrer que les marquages au sol, censés être annonciateurs de travaux avaient été peints plus tôt, et laissaient donc envisager une méthode de « repérage ».